Le vieillard se tut. Ses mains tremblaient d’émotion et de grosses larmes mouillaient ses joues. Il resta devant Marenval, qui songeait profondément. Enfin voyant que l’industriel ne lui adressait plus de questions, il se hasarda à lui en poser une : — Si Monsieur me permettait de lui demander pour quelle raison Monsieur se met en tête de revenir sur ce triste passé ? Ce n’est certainement pas par curiosité et pour le plaisir de remuer tant de mauvais souvenirs. Est-ce que monsieur espérerait un changement dans la situation ? Marenval sortit de sa méditation, il regarda le domestique avec un intérêt qu’il ne lui avait jamais manifesté, il lui posa la main sur l’épaule : — On ne sait jamais ce qui peut arriver, mon brave Giraud. Rien n’est définitif, en ce monde, que la mort. Votre maîtr


