La maîtresse de maison recevait les hommages d’un militaire en retraite, Jean-Yves Le Naour chantonnait entre deux bouchées voraces, tandis que l’autre jeune homme de la soirée, Jean-Nicolas Dubacq, à la droite de Quentin, discutait de poésie contemporaine avec sa voisine immédiate, professeur de physique nucléaire. Celle-ci semblait émerveillée par l’érudition et l’intelligence de l’adolescent. « Il m’épie, me surveille. Il est venu pour moi. Gabriel, Raphaël, Michel… Chut ! Un instant s’il vous plaît. Vous me parlez tous les trois ensemble. Mes oreilles bourdonnent… Ce corps n’est pas parfait : vous le savez, pourtant ! Je sais… oui ! Je sais, Gabriel ! Mais il faut bien que je m’intéresse à ce que disent ces humains ! Et c’est difficile, même pour moi, de suivre deux conversations à la


