Chapitre 9 Trois jours s’étaient écoulés depuis la disparition de Jean-Nicolas Dubacq. Le garçon semblait s’être volatilisé sans laisser de trace. Les recherches auprès des gares routières, ferroviaires et des aéroports les plus proches n’avaient rien donné. Prévenus par la police italienne de l’arrivée possible du mineur, monsieur et madame Brandiardi, grands-parents du garçon, se tenaient à la disposition des autorités. Pour l’heure, nul étranger, fût-ce pour un motif prétexté, ne s’était présenté au domaine agricole. Les commissaires Le Gwen et Trigot avaient conservé le maigre espoir que le jeune homme, malgré sa fugue - et si tant est qu’on pût évoquer une fugue - aurait pu se rendre chez un ophtalmologiste de Lannion le mardi, à dix-sept heures quinze, heure du rendez-vous qu’il a


