Catherine, le 24 septembre 2008Le silence possède une présence que l’on n’évalue pas toujours à sa juste mesure. Dans la grande maison en pierre de taille, il était chez lui et s’imposait comme un chien jaloux. Je n’étais pas chez moi. Je parcourais ces lieux comme je l’aurais fait d’un musée. Beaux meubles, objets anciens, beaucoup de choses dataient encore de mes grands-parents. Papa avait constitué une collection assez incroyable de souvenirs d’aventures sportives. Cette dernière avait envahi les lieux, reléguant la culture sur des murs plus discrets. Cela s’était certainement intensifié quand Maman était partie. Tout, dans cette maison, disait la passion de mon père pour la course à pied, sa vénération des champions auxquels il avait tout fait pour ressembler. Je réalisais petit à p


