Catherine, le 25 septembre 2008Bien sûr, mes rêves s’en mêlèrent. Madison qui pleurait, Pierre-Alain qui la mettait à la porte, Papa suffocant devant la cheminée de Madison, à Boston, Madison entre deux policiers, et moi, hurlant vers les uns et les autres qui ne m’entendaient pas, que ce n’était pas possible, que Maman n’avait rien fait, que Papa allait être sauvé… Je m’éveillai en nage, un étau autour de la tête. La lumière du jour s’était déjà glissée entre les rideaux mal fermés. En m’asseyant dans mon lit, je pris la réalité en pleine face comme un rai de soleil douloureux. Il fallait que j’avale quelque chose. Le décalage horaire me perturbait encore. La cuisine était paisible et rassurante. Je me fis un café filtre léger – « américain » aurait dit Danielle – et m’approchai de la


