– Alors, répéta Jory, se complaisant dans son histoire, nous avons attendu la mort de mon père, et je l’ai épousée. Claude, l’esprit perdu jusque-là, hochant la tête sans écouter, fut seulement frappé par la dernière phrase. – Comment, tu l’as épousée ?… Mathilde ! Il mit dans cette exclamation son étonnement de l’aventure, tous les souvenirs qui lui revenaient de la boutique à Mahoudeau. Ce Jory, il l’entendait encore parler d’elle en termes abominables, il se rappelait ses confidences, un matin, sur un trottoir, des orgies romantiques, des horreurs, au fond de l’herboristerie empestée par l’odeur forte des aromates. Toute la b***e y avait passé, lui s’était montré plus insultant que les autres, et il l’épousait ! Vraiment, un homme était bête de mal parler d’une maîtresse, même de la


