XII-2

3126 Mots

Alors, il s’abandonna, dans l’attendrissement de cette passion infinie. C’était une immense tristesse, un évanouissement du monde entier où se fondait son être. Il la serra éperdument, lui aussi, sanglotant, bégayant : – C’est vrai, j’ai eu la pensée affreuse… Je l’aurais fait, et j’ai résisté en songeant à ce tableau inachevé… Mais puis-je vivre encore, si le travail ne veut plus de moi ? Comment vivre, après ça, après ce qui est là, ce que j’ai abîmé tout à l’heure ? – Je t’aimerai et tu vivras. – Ah ! jamais tu ne m’aimeras assez… Je me connais bien. Il faudrait une joie qui n’existe pas, quelque chose qui me fit oublier tout… Déjà tu as été sans force. Tu ne peux rien. – Si, si, tu verras… Tiens ! je te prendrai ainsi, je te baiserai sur les yeux, sur la bouche, sur toutes les plac

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