Zack était parti depuis quelques heures déjà, et l’appartement semblait vidé de sa couleur. Il avait laissé derrière lui quelques mèches de cheveux, tombées en cascade rougeoyante au sol, et son parfum léger de vanille qui flottait encore dans l’air. J’avais rangé distraitement, comme si je voulais prolonger un peu sa présence, son exubérance, cette énergie qui avait tout bousculé en moi la veille. La journée s’était écoulée doucement. J’avais alterné entre mon miroir et mes pensées, apprivoisant peu à peu ce visage qui n’était plus tout à fait le même. J’avais testé mes nouveaux reflets sous toutes les lumières de l’appartement, le matin avec le soleil pâle, l’après-midi avec la lampe du salon. Chaque fois, je découvrais une autre facette de moi, plus affirmée, plus… libre. Je m’étais m


