VIII

3252 Mots

VIIILes quatre jours qui s’écoulèrent jusqu’au départ de Lothaire furent, pour Aélys, les plus durs qu’elle eût encore passés à Sôhnthal. À vrai dire, ils le furent également pour tous ceux qui approchaient le prince. À la suite de la revue, pendant laquelle il s’était montré d’une excessive rigueur, Son Altesse avait distribué, aux officiers comme aux soldats, reproches, punitions et châtiments. Il en était de même au palais, pour son entourage. Chacun tremblait en l’approchant et l’on disait avec épouvante que, dans ses plus mauvais jours, jamais on ne l’avait vu dans des dispositions si difficiles, si redoutables, jamais il ne s’était montré plus cruellement fantasque. Et ceci, tout particulièrement en présence de sa femme. Aélys, plus d’une fois, eut grand-peine à se contenir en le vo

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