– Non. Ce n’est pas le Nantais qui a pris l’argent… C’est moi… pour le lui donner. – Malheureuse femme ! – Oh ! oui, bien malheureuse. Il disait que c’était seulement pour deux jours, et j’ai attendu tout ce temps-là, devant le désespoir de mon mari, les larmes de Zénaïde, devant l’horrible crainte de voir condamner un innocent… Quel supplice !… Rien ne venait. Alors j’ai écrit un mot : Si demain, à onze heures, je n’ai rien reçu, je me dénonce et vous aussi… Et me voilà. – Vous voilà, vous voilà !… Mais que voulez-vous que je fasse ? – Je veux que vous arrêtiez les vrais coupables, maintenant que vous les connaissez. – Mais votre mari ?… Il en mourra de ce double déshonneur. – Et moi donc ! dit-elle avec une amère fierté. Mourir est ce qu’il y a de plus facile. Ce que je fais est bi


