Réveillée peu après William, tirée du sommeil par un cauchemar encore trop vif, Diana tente de prendre un petit déjeuner. Elle picore à peine, l’estomac noué. Ses employeurs l’ont appelée dans la matinée. Pour eux, la situation était simple : " On comprend que vous soyez choquée, mais des bénéficiaires qui meurent, ça fait partie du métier. Ce n’est pas une excuse… Vous n’aviez qu’à rentrer chez vous et ne pas participer aux recherches." La réponse de Diana avait fusé, plus sèche qu’elle ne l’aurait cru : " Ce qui fait partie du métier, c’est de trouver des gens paisiblement endormis dans leur lit. Pas dans une rivière." Quand elle avait évoqué la possibilité de demander trois semaines d’arrêt, le ton avait soudain changé. Plus conciliant. " Bon… écoutez, prenez la journée. Vous av


