4 ans plus tard...
_ JOYEUX ANNIVERSAIRE, JOUEUX ANNIVERSAIRE LOLIIIIIIII, JOYEUX ANNIVERSAIIIIIRE OOOOUUUUUUUHHHHH!
_ Merci merci les filles
Je souffle la bougie et nous dégustons le petit mais délicieux gâteau qu'elles m'ont fait.
_ J'espère que tu as mis ton ingrédient spécial
_ Tu pense vraiment que je peux préparer sans ajouter ma copine téquila
_ Ah ah ah...
Nous rions et mangeons en nous remémorant tous ce qui c'est passé depuis que je suis arrivé ici. Toutes les filles ici se sont retrouvées là pour la même raison, elles ou un membre de leurs familles devait à boss. Elles se sont retrouvées à se prostituer de peur qu'il ne leur fasse du mal. Nous sommes toujours enfermés et ne pouvons pas sortir du bar, temps que la dette n'est pas payé.
Pour ma part je garde espoir, il me reste trois ans, trois ans avant de pouvoir sortir, trois avant de pouvoir retrouver mon oncle, trois avant ma liberté. En attendant, les filles sont devenues ma famille, elles me soutiennent et je les soutient.
En ce qui concerne le bar, je l'ai fait prospérer. D'un sac remplie d'argent, je suis passé à deux sacs pleins et d'énormes pourboires. Les hommes viennent de partout dans Dallas pour me voir danser, et je leur en donne pour leur argent. Les affaires de boss se portent de mieux en mieux et tout ça grace à moi. Parfois je me demande si, avec tout ce que je lui rapporte, il me laissera partir en paix quand le moment viendra.
Nous avons terminer de manger, alors nous rangeons et terminons de nous préparer avant que Féré n'arrive. Féré est le surnom donné à l'homme en charge de nous, son vrai nom je ne le connais pas. Il a essayé plusieurs fois d'abuser de moi et il a d'ailleurs eu les avertissements de boss, j'attend avec impatience qu'il mette ses menaces à exécution.
Féré ouvre la porte.
_ En place les filles
Nous passons devant lui dans le silence complet, en fin jusqu'à ce qu'il me voit.
_ Joyeux anniversaire Loli
_ Merci Féré. Ça m'étonne que tu t'en souvienne
_ Je n'oublie rien te concernant poupée
Pervers! Ni moi, ni ma conscience n'apprécions sa présence. Je m'avance derrière le rideau et attends la chanson. Havana de Camila Cabello. J'ai remarqué qu'il passait toujours des chansons soit très vieilles, soit trop populaires. Ce DJ n'est pas un grand innovateur.
J'entre en scène et le public à l'air d'apprécier mon déguisement sexy de policière. Je me lance porté par la musique et les cris excités de tout ces hommes m'encouragent. Un peu avant que la chanson ne se termine, j'enlève ma tenue de policière. Je me retrouve en une sorte de maillot en b****s qui ne cache que le stricte minimum. Le public s'affole, les cris s'élèvent et les billets pleuvent.
Quel manque de pudeur! C'est mon anniversaire aujourd'hui, je me lâche, en plus je suis un peu bourré à cause de la téquila. Je termine ma prestation par une glissade sur le dos jusqu'au bord de la scène. Je suis de bonne humeur alors je décide de descendre de la scène et de provoquer les clients pendant que les hommes de boss ramassent les billets au sol.
Je passe entre les tables pleines d'alcools et j'entend les sifflements, les billets tombent encore à mes pieds. Tout le monde sais qu'il est strictement interdit de me toucher alors tout ce passe bien. Jusqu'à ce que je sente une main se poser sur mes fesses. Je me retourne et regarde l'auteur de ce geste déplacé. C'est un beau jeune homme d'environ 22ans, brun aux yeux noisettes, je ne l'ai jamais vu il ne doit pas être d'ici.
_ Tu touche tu paye
_ Pardon?
_ Normalemnt tu paye avant de toucher, mais vu que t'as commencé...
_ *il ricane. À cause d'une petite caresse à la fesse?
_ Tu doit être nouveau ici, tu ne sais pas qui je suis?
_ Peu importe qui tu es, si tu fais ce boulot tu doit vouloir ce genre d'attouchement
_ Oh! Ça c'est la phrase des gens fauchés!
_ Pardon?
_ Je connais bien les personnes de votre genre, vous vous baladez en costume en vous la pétant, mais en réalité vous êtes des petits gâtés, prétentieux, défoncés, impuissants et fauchés
Il vire au rouge quand j'appuye sur le mot "fauchés". Il se lève même pour tanter de m'intimider.
_ Moi!? *il ricane. Allons dans une chambre et je vais te montrer si je fais partie de cette catégorie de personne que tu viens de décrire
Il a l'air furieux et vexé, je soutiens son regard et m'approche pour lui montrer que je n'ai pas peur.
_ Moi, on ne me touche pas, sur ordre du patron. De toute façon, je ne crois pas que tu ai ce qu'il faut pour me gérer
Je lui souris. L'expression de son visage change, il a l'air amusé. Il veut répliquer mais un homme le retient et j'en profite pour m'en aller gracieusement. Je m'en vais chez boss pour lui remettre son argent, suivi par un homme de main. J'ouvre la porte et quand il me voit, il affiche son habituel sourire pervers.
_ Ma beauté, j'espère que tu passe une excellente soirée
_ Mouais, y'a un mec qui me cherchait des noises mais c'est rien
_ C'est qui ce mec? Dit moi, je vais lui apprendre comment on fonctionne ici
_ T'inquiète, je l'ai rembaré comme je sais si bien le faire. Je suis juste venue te donner ton argent
L'homme de main dépose les deux sacs pleins en face de boss qui me retient alors que je m'apprête à partir.
_ Attends, viens
Je m'approche de lui, il me tire par la taille et me colle à lui. Je sens son érection, Beurk! Il doit encore être défoncé! Il passe mes cheveux derrière mon oreille. Je me retient de le cogner où ça fait mal.
_ Joyeux anniversaire, poupée
_ Ah! Toi aussi tu t'en ai souvenu
_ Comment pourrais-je oublier? Tu es quand même mon urne d'argent
Il me lâche et recule un peu. Il pousse un des sacs vers moi.
_ Voilà, ton cadeau de ma part
_ Pardon?
_ Demain, tu aura la permission de sortir, accompagné bien sûr. Tu pourra dépenser tout cet argent pour acheter tout ce que tu veux
_ Serieux? Merci, merci beaucoup. Faut que j'y aille, merci
Je sort en sautillant et retourne dans la chambre. Le lendemain matin, je trouve une tenue pas trop extravagente et sort avec deux hommes de mains. Je respire un bol d'air frais, ça fait longtemps que je n'avais pas mis les pieds dehors. On prend l'une des voitures de boss, Mitsubishi noire et imposante, et direction les boutiques de luxe. Les filles m'ont demandées toutes sortes de choses, des fleurs aux sacs de marque en passant par les patisseries. Je tâche de me souvenir de tout.
Ça fait plus de trois heures que je me balade entre les boutiques et je commence à avoir faim. J'ai acheter beaucoup de choses, tu peux t'arrêter là on s'est assez amusé. Complètement d'accord avec ma conscience. Mais je ne rentre pas maintenant, je demande au chauffeur de m'emmener dans un restaurant bien précis, celui de mon oncle. On arrive, l'endroit n'a pas changé d'un poil. Je descend et demande aux hommes de main de rester à la porte. J'entre, tout est comme dans mes souvenirs, je suis si heureuse à l'idée de revoir mon oncle. D'ailleurs je ne le vois nulle part, je demande à une serveuse.
_ S'il vous plait, mademoiselle, où est ce que je peut trouver le gérant du restaurant? Michael Adam's
_ Michael Adam's? Vous voulez parler de l'ancien gérant?
_ Ancien? Pourquoi? Comment?
_ Oh... Le pauvre il est mort il y'a deux ans et demie
Mon coeur se ressert et ma vue s'affaiblie. Je ne tient plus sur mes jambes et manque m'écraser au sol quand un bras viril me rattrape in-extrémis et m'aide à m'assoir sur une chaise. La serveuse m'apporte un verre d'eau, j'en boie un peu et reprend mes esprits. Je prend enfin la peine de lever la tête et de regarder celui qui m'a éviter une chute sévère. Je reste bouche-bée face à l'identité de cet homme. Qu'est ce qu'il fait ici lui!?