XVIJe retrouvai mon ancienne chambre de la tour que personne n’avait habitée depuis lors. Avec un serrement de cœur, je passai devant la porte de celle où était morte Marie-Claude. Maintenant que je connaissais la vérité, ce souvenir m’était doublement pénible. En face, la chambre de Valentine était ouverte. On attendait ce soir Jacques. Elle, retenue à Lausanne par un congrès médical, ne serait là que le surlendemain, jour des obsèques. Combien tout s’expliquait maintenant ! Comme il avait été facile, pour elle, d’entrer chez sa cousine et, sans doute au moyen d’une piqûre, d’introduire dans ce jeune sang quelque poison foudroyant, peut-être composé d’après l’une des diaboliques recettes en usage chez les Harige sorciers d’autrefois ! Vraiment, quand je pensais à ces choses, il me sembl


