Chapitre VI

1206 Mots

VIVerlène Leboi avait travaillé plus de trente ans pour la presse locale. Il devait son patronyme, inhabituel dans la région, à un grand-père canadien, débarqué en Europe avec les forces alliées en 1917. Ses origines lui avaient valu une partie de son adolescence et plusieurs séjours dans la Belle Province. Verlène était une figure de la région, un de ces correspondants locaux qui font la gloire et la réputation des grands journaux. Autrefois professeur d’anglais, il avait préféré abandonner l’exercice éducatif pour se consacrer à l’investigation. « Je suis incapable d’enseigner », avait-il dit après une belle dizaine d’années passées derrière le pupitre. « Je suis trop nul. Il vaut mieux que j’abandonne plutôt que de gâcher des générations d’élèves. Stop. » Alors, les circonstances aidan

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