XIIIPompeï, la ville morte, ne s’éveille pas le matin comme les cités vivantes, et quoiqu’elle ait rejeté à demi le drap de cendre qui la couvrait depuis tant de siècles, même quand la nuit s’efface, elle reste endormie sur sa couche funèbre. Les touristes de toutes nations qui la visitent pendant le jour sont à cette heure encore étendus dans leur lit, tout moulus des fatigues de leurs excursions, et l’aurore, en se levant sur les décombres de la ville-momie, n’y éclaire pas un seul visage humain. Les lézards seuls, en frétillant de la queue, rampent le long des murs, filent sur les mosaïques disjointes, sans s’inquiéter du cave canem inscrit au seuil des maisons désertes, et saluent joyeusement les premiers rayons du soleil. Ce sont les habitants qui ont succédé aux citoyens


