L’alertePOÉSIE DE M. PONTSEVREZ Dite par Mlle S. REICHENBERG, de la Comédie-Française, et par Mlle B. LINCELLE, du Vaudeville, à Ems, devant la cour. J’étais sortie avec ma bonne ;Mais la foule nous séparant,La maladroite s’égarant,Seule en plein Paris m’abandonne.Je trottinais le long du quai ;Soudain dernière moi résonneUn bruit de bottes bien marqué.Tout d’abord je marchais très vitePour regagner notre maison ;Mais ce pas me donne un frisson ;Il frappe ; toc, toc ; – je l’éviteEn fuyant sur l’autre trottoir ;Il me poursuit, et sa poursuiteMe fait trembler, car il est soir.M’arrêter ou courir ! que faire ?Si je m’arrêtais, il croiraitQue j’attends qu’il soit indiscret.Courir, est-ce bien nécessaire ?C’est avouer un s*t émoi,Paraître comprendre un mystère,Et vouloir qu’il coure après mo


