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50 16 septembre Sept heures du soir. – Nous ne redescendrons plus en ville aujourd’hui ; comme de bons bourgeois japonais, nous resterons dans notre haut faubourg. En tenue de quartier, nous irons en voisins, Yves et moi, jusqu’au tir au sabre, – qui est à deux pas, au-dessus de notre maisonnette, confinant presque à notre jardin frais. Fermé, ce tir, pour le moment ; un petit mousko assis à la porte nous explique, avec des révérences extrêmes, qu’il est trop tard, les amateurs sont partis, il faudra revenir demain. La soirée est si belle et si douce que nous restons dehors, suivant sans but le sentier qui continue de s’élever et de se perdre dans les régions solitaires de la montagne, vers les cimes. Une heure durant nous marchons, – promenade imprévue, – et nous voilà très haut, do

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