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52 18 septembre J’avais mis dans mes projets de dormir tard ce matin, pour rattraper mon sommeil perdu de la nuit. Mais voici que, dès huit heures, trois personnages de mine singulière, conduits par M. Kangourou, se présentent à la porte de ma cabine avec force révérences. Ils portent de longues robes chamarrées de dessins sombres ; ils ont les grands cheveux, les fronts hauts, les visages anémiques des personnes adonnées trop exclusivement aux beaux-arts, et, sur leurs chignons, des chapeaux canotiers d’un galbe anglais sont posés de côté, d’une manière fort galante. Sous leurs bras, ils tiennent des cartons chargés d’esquisses ; dans leurs mains, des boîtes d’aquarelle, des crayons, et liés en faisceau, de fins stylets dont on voit briller les pointes aiguës. Du premier coup d’œil, m

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