- Avec un peu de chance, s’ils ont le pouvoir de voyager dans le temps, ils auront l’avantage de rencontrer la Rome des premiers temps, ou les Athéniens de l’époque de Solon, suggère Charles-Antoine. Mieux encore, ils assisteront au sacrifice héroïque de Léonidas et de ses trois cents spartiates au défilé des Thermopyles. - Il faut remonter les siècles, quitter notre époque nauséabonde, dépressive et suicidaire, pour rencontrer des gens, des comportements, des lois, des sciences, des arts et des lettres dignes du beau nom d’homme, poursuit Édouard. - Et le futur ? demande Magali. - Je le vois comme un amalgame de corps convulsés s’entredéchirant pour la possession d’un peu d’eau claire, se haïssant mutuellement comme se haïssant soi-même, collectivité courant à l’abîme en éprouvant une


