VVers la fin de décembre, Mme Otto Mülbach reçut de son mari l’invitation de venir le rejoindre, avec Florita. « Je suis, écrivait-il, à Lille, fort bien installé dans un appartement que ses propriétaires ont abandonné. Puisque Florita désire rentrer en France, voilà une occasion. J’ai toutes les autorisations nécessaires, et je t’envoie un sauf-conduit pour toi et ta nièce, qui t’épargnera toute démarche ennuyeuse. » Le premier mouvement de Florita fut de s’écrier : – Rentrer dans la France envahie ?... Ah ! non, par exemple ! Pépita déclara : – Puisque ton oncle le veut, tu n’as qu’à obéir. – Vous ne m’emmènerez toujours pas de force, je pense, ma tante ? – Non... Mais je te crois assez raisonnable pour céder tranquillement. De fait, à la réflexion, Florita décida de ne pas résis


