XToute la journée du lendemain, Florita n’eut pas de nouvelles de sa tante. Elle ne voulait pas en demander à la femme de chambre, demeurée seule près de la malade, Otto étant retourné à Lille... Et le major, qui avait vu Mme Mülbach dans la matinée, se trouvait absent jusqu’au soir, comme l’apprit Mme Stielmann à la jeune fille, lorsque celle-ci alla, vers dix heures, lui offrir ses services. Quand Florita eut pansé la main de Stevisky, le Polonais, et distribué quelques potions aux blessés allemands et français, elle demeura un instant près du lit d’Alain... Mais au moment où elle commençait de lui raconter l’incident de la veille, Frida entra. Elle apportait à l’officier français un bol de lait, en expliquant : – Je sais que vous l’aimez bien. Il remercia avec une politesse froide..


