— Mo ’avègn cár* (Je reviens, mon chéri). Mo ’avègn (Je reviens). À cet instant, j’eus envie de m’exprimer, mais une grande indécision me figeait. Je me retins un peu, puis me lançai : — Vous savez, ce matin, balbutiai-je en me grattant la joue. Eh bien, je ne voulais pas vous blesser. J’ai repensé à ce que vous m’avez dit et il me plairait de vous tenir compagnie. Il me plairait même de vous parler de moi. Il faudrait simplement que… — Cessez cela ! m’interrompit-il avec brusquerie. Au risque de vous brûler, ne regardez jamais en arrière. J’étais paralysée par la fermeté de son expression. — Votre présence me fait du bien, ajouta-t-il comme un aveu. Mais je refuse de vous causer quelque tourment que ce soit. — Point du tout ! fis-je avec aplomb. C’est alors qu’il s’élança vers notr


