6En ces heures écoulées, le soleil s’amollissait et je vivais comme un parfait bonheur la promenade que j’étais en train de faire dans une campagne aride et parfumée. L’odeur que laissait subtilement échapper le chaume à chacun de mes pas m’était autant délectable que les petits crissements émis par ce tapis craquant qui se hérissait fièrement. De temps à autre, les mains soyeuses d’une jolie brise venaient, pour mon plus grand contentement, soulever mes cheveux et mes vêtements. J’avais réussi à échapper aux derniers instants d’un anniversaire dont les longueurs me lassaient et c’est sans regret que je m’éloignais d’une trinquée quelque peu lancinante. La nature qui m’entourait me paraissait d’une beauté renouvelée. Tandis que les reflets argentés des oliviers s’accordaient harmonieu


