Lorsque j’écarte les battants de la porte pour mes invités dans l’après-midi du lundi, c’est un arc-en-ciel argenté de ballons que je perçois. En deuxième position, ce sont les bras lourdement chargés de Yoann, remplis de sacs. « Reine, oh mon Dieu. » Je me serre du côté d’un des battants pour les laisser entrer, et c’est comme si j’accueillais un cirque dans mon salon. Il doit y avoir au moins six ballons accrochés au bras de Yoann, et il agrippe bel et bien quelques sacs dans chaque main. Derrière lui surgit le corps massif d’Ivanov, et un minuscule bout de chou dort dans une écharpe de portage vert olive attachée à son torse. « C’est quoi tout ça ? », je demande à Yoann alors qu’il pose tout. « A la salle de gymnastique tout le monde voulait te montrer sa compassion », dit-il, attac


