Samedi 14 avril 2012Les coups brutaux frappés contre ma porte me réveillent en sursaut. Chantelle ne se trouve plus à côté de moi dans le lit : sans doute a-t-elle prévu ce débarquement inattendu. Elle se sera discrètement éclipsée, emportant toutes ses affaires. Je passe mon peignoir et descends ouvrir au lieutenant qui entre, en furie : — Il y a encore eu un meurtre ! Et encore une fois, avec une corde de guitare. Où étiez-vous hier soir ? Cruel dilemme : faut-il lui parler de Chantelle ? Évidemment non ! Je ne vais pas dire qu’une femme que la police recherche toujours peut témoigner de mon innocence. — Je travaillais dans mon bureau. Je me suis couché aux environs de minuit et j’ai bouquiné avant de m’endormir. — Et, bien sûr, personne pour le confirmer ? — Personne… Mais pourquoi


