Cet instantané agit sur moi comme un éclair, liquéfie mon intimité, et dès lors, mouillée comme jamais, je défie le plaisir et le fais mien, de la manière la plus machiste et égoïste qui soit, sans une once de compassion pour lui, qui reste à cet instant, comme le simple instrument de mon désir. C’est ça aussi notre relation, je peux me lâcher sans retenue aucune, et plus je me lâche, plus il acquiesce, s’excite, m’encourage, c’est bien un cercle hautement vicieux sans être aucunement vicié. C’est une délectation sans précédent, je m’étale comme il m’aspire, il m’inspire comme je l’avale. C’est après nos « séances » hautement salutaires, que je m’évade de ses draps au matin comme d’une chrysalide, qui, à chaque fois, métamorphose un peu plus mon désir de lui échapper sur l’instant, pour mi


