Depuis quelques soirées, celui qui sautait sur tout ce qui bouge continue de piquer comme une abeille, mais ne mord plus comme un cobra. Au pire, il goûte, car il est bien obligé de donner le change devant l’assistance, mais plus ne se répand. Secrètement, Leïla souffre un peu de voir Gérard agir comme un mâle, c’est son existence de gazelle toujours à la merci d’une griffe de prédateur qui remonte à la surface. Il a fallu qu’elle se meuve en guerrière pour repousser les assauts, et c’est bien ce que ces Berbères fabuleuses ont gagné au fil des siècles, devenir des lionnes à leur tour pour tenir leurs chasseurs et leurs tribus. Aujourd’hui, leur fierté ultime est cette liberté qui se lit dans leurs regards à la fois dur et doux, et leurs cheveux à la fois sombres et éclatants. Elles dirig


