Je ne me souvenais plus avoir fermé les yeux. Tout était flou. J’avais chaud, puis froid, ma gorge me brûlait et mes membres refusaient de m’obéir. La pièce tournait au ralenti, et le plafond se dérobait doucement. Ma respiration était hachée, douloureuse, comme si mes poumons eux-mêmes me suppliaient d’en finir. Et pourtant… - Lydie ! LYDIE !, entendis-je comme dans un rêve, c’était sa voix, c’était lui Kenji. Mon esprit était si engourdi que je crus l’avoir inventée. Était-ce mon âme qui l’appelait au moment de quitter ce monde ? Où était-ce la vie qui, une dernière fois, me soufflait qu’il ne fût pas trop tard ? je sentis des bras me saisir, me soulevèrent. J’étais lourde, trop lourde, comme un corps mort qu’on traîne. Je sentis son parfum, son souffle, ses mains tremblantes cont


