Hanoucca, quatrième jour Je ne me réveillai pas très tôt, la dure journée d’hier m'avait torturé l'esprit. C’est le bruit de clef de qui me sortit de mon sommeil. Une fois habillé, je pris le chemin de la cuisine. Le garçon était là, installé sur sa chaise, la serviette autour du cou. Il était prêt, ses yeux me fixaient longuement. Que faire ? Devais-je lui tenir rigueur de son attitude ? Je ne pouvais m’y résoudre, il était là posé comme un animal qui attendrait qu’on s’occupe de lui. Je pris le parti de ne pas faire cas de ses débordements d'hier. M’efforçais de le traiter comme Mathilde l'aurait fait, même s’il était certain que je ne pourrais jamais lui apporter l’amour infini de cette mère parfaite. Ayant été incapable d’amour envers les miens, comment pourrais-je prétendre en do


