Roch Hachana Le garçon jouait dans le jardin en courant dans tous les sens avec une sorte de corne de chasse qu’il avait récupérée dans la remise. Norbert soufflait à tue-tête dans cet instrument qui, malgré moi, m’emmenait dans mon imaginaire, aux portes de mon village d’antan où nous fêtions le jour de la sonnerie, en soufflant dans un chofar ; corne de bélier qui indiquait le début de Roch Hachana, dont le but étant d’inviter l’assemblée au repentir et à l’introspection. La tradition le reconnaissait comme le jour du jugement de l’humanité. Je trouvais pour une fois que cela devrait avoir bien des utilités pour cette humanité meurtrière. Dans mon vagabondage, je me retrouvais parmi les miens. Ceux qui jadis, dans leur réunion familiale venaient charger de grenades et autres mets symbo


