kidnappée..

1019 Mots
Au beau milieu de la nuit, Banks se tourne et retourne dans son lit. Elle s'est réveillée plutôt incapable de trouver le sommeil. Elle a donc décidé de faire une introspection de sa vie actuelle. Elle a très vite possession de sa ville natale, et elle s'était tournée vers la capitale où elle a aussi implanté ses racines. C'est vrai que les méthodes utilisées n'étaient pas orthodoxes, et qu'elle s'est fait un tas d'ennemis, mais ils ne connaissent pas sa vraie identité. Alors comment quelqu'un a réussi à trouver qui elle était et a commencé à dementeler toute sa vie ?? Cette vague de destructions avait commencé par de petites pertes, mais elle est entrain de prendre de l'ampleur. Et il devient impossible de les ignorer.. Soudain, un froissement discret, la tire de ses pensées. Trop discret. Puis une ombre, rapide, furtive. Avant qu’elle n’ait le temps de se redresser, un tissu épais lui recouvrit le visage, brutalement. Le coton rêche lui coupa la vue. Elle resta figée une seconde, le cœur battant à tout rompre. — Très drôle, souffla-t-elle d’un ton las. c'est vous n'est ce pas ??, les gars ? Aucune réponse. Les bras de Banks furent violemment plaqués contre son buste. Quelqu’un lui lia les poignets avec une rapidité déroutante. Son souffle se hâta, ses muscles se tendirent. — Ce n’est pas marrant, je vous jure… Mais le jeu ne ressemblait plus à un jeu. Le silence en disait long. Aucun gloussement. Aucune moquerie. Aucune trace du sarcasme habituel des garçons. Elle tenta de bouger, de donner un coup de pied, mais deux bras plus puissants la maîtrisèrent avec une facilité glaçante. Un goût amer se forma dans sa bouche. L’adrénaline monta, pulsant contre ses tempes. On la souleva, la jeta sur une épaule. Son cœur accéléra brutalement. Les pas de l’inconnu résonnèrent dans les couloirs du rez-de-chaussée. Elle tenta de crier, mais une main vint se plaquer sur sa bouche. L’odeur métallique de cette peau étrangère la frappa. Pas un parfum connu. Pas un déo de gamin en quête d’attention. Quelqu’un d’autre. Quelqu’un de dangereux. Elle sentit le passage de l’air lorsqu’ils sortirent. Puis, l’ouverture d’un coffre. Le choc métallique. Elle se débattit, mais c’était inutile. Elle fut balancée à l’intérieur comme un sac de linge sale. La douleur dans son épaule arracha un cri étouffé. La claustrophobie monta, sournoise. La porte du coffre claqua. L’obscurité devint totale. Le silence, encore plus oppressant. Seul le bruit de ses propres respirations rapides résonnait dans le caisson exigu. Elle tenta de contrôler sa panique. « Calme-toi. Ce n’est qu’une blague. Ils vont t’ouvrir dans quelques minutes. » Mais les minutes s’étirèrent. La voiture ne démarra pas. Elle remua les poignets, les cordes frottaient cruellement contre sa peau. Une brûlure sourde s’installa. Sa respiration s’accéléra de nouveau, incontrôlable. — Ce n’est pas un jeu… Ce n’est pas un p****n de jeu, murmura-t-elle, la voix tremblante. Le silence en réponse lui glaça le sang. Elle pensa à Ways. À son rire cristallin. À ses mimiques amusées. À leur pacte silencieux contre la stupidité masculine de Troy et sa b***e. Banks sentit ses entrailles se tordre de peur. Puis, son esprit glissa vers Troy. Troy, l’arrogant. Troy, l’imprévisible. Troy, dont le regard s’était fait étrange plus tôt, avant que les tensions ne s’enveniment. Une fraction de seconde, elle avait cru voir quelque chose en lui. Une attention inhabituelle. « Non. Il ne ferait jamais ça. » Et pourtant… cette voiture… elle en avait vu le modèle exact plus tôt dans la journée. C’était celle de Troy. Son cœur battait si fort qu’elle crut qu’il allait la trahir, résonner à travers la carrosserie, avertir son ravisseur qu’elle paniquait. Elle ferma les yeux, cherchant un ancrage. Se focaliser. Respirer. Compter les secondes. Les minutes. Mais le temps semblait dilaté, distordu. Ses muscles la faisaient souffrir. La position inconfortable dans le coffre n’aidait en rien. L’air se raréfiait, ou c’était son esprit qui dérivait. Elle luttait. Contre la peur. Contre l’angoisse. Contre cette voix intérieure qui lui criait qu’elle était f****e. Puis, un bruit. Des pas. Elle retint son souffle. L’instant sembla suspendu. Mais aucun signe d’ouverture. Les pas s’éloignèrent. Un sanglot faillit franchir ses lèvres. Elle le ravala avec fierté. Hors de question de pleurer. Hors de question d’être une victime. Même attachée, même enfermée, elle restait Banks Ross. Et Banks Ross ne cédait jamais. Elle se concentra sur les sons. Sur les odeurs. Sur les vibrations du sol. Chaque détail pouvait être une piste. Chaque indice, une clé pour plus tard. Elle imprimait tout dans sa mémoire. Une habitude forgée à force d’être entourée de manipulateurs et de secrets. Mais la solitude devint un fardeau. Le silence, une torture. Elle pria presque pour que quelqu’un ouvre. Même pour voir le visage de son agresseur. Savoir. Comprendre. Réagir. Mais rien. Rien d’autre que sa peur, qui lui tournait dans les veines comme un poison lent. La nuit s’étira. Infernale. Chaque bruit devenait suspect. Chaque grincement, une menace. Chaque minute, une épreuve. Elle repensa à son passé. Aux visages aimés. À ses parents, sûrement endormis dans leur chambre en toute quiétude. À ce petit-déjeuner étrange avec les Greys. À cette promesse intérieure qu’elle s’était faite en entamant ce séjour : ne pas se laisser dominer. « Tu vas t’en sortir. Tu vas sortir de là. Et tu vas faire payer celui ou celle qui t’a fait ça. » Une promesse. Féroce. Gravée dans sa poitrine brûlante d’adrénaline. Puis, peu à peu, le sommeil s’imposa malgré elle. Son corps, trop épuisé, se laissa glisser dans un demi-coma inconfortable, le dos meurtri, la gorge sèche, les poignets en feu. Elle rêva de feu. De chaînes. De regards rieurs. Et de mains inconnues sur elle. Elle se réveilla en sursaut. Toujours enfermée. Mais une chose était claire : elle n’était plus simplement une jeune fille dans une guerre d’ado. Elle venait d’entrer dans une autre dimension. Et la partie venait à peine de commencer. --fait chier, vous allez me le payer petits connards.. Dit Banks en se débattant pour la énième fois depuis qu'elle est enfermée..
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