Mes possessions

1077 Mots
PDV BANKS Je n’ai pas fermé l’œil. Enfin… fermé l’œil, c’est une façon de parler. Dans le noir du coffre, la notion même de sommeil n’existe plus. Il n’y a que le temps. Ou plutôt… son absence. Je suis ligotée. Les poignets derrière le dos, les chevilles serrées l’une contre l’autre. Le sac sur ma tête m’empêche de voir quoi que ce soit, mais je n’en ai pas besoin. J’écoute. Je sens. Je calcule. Je respire lentement. Aucun cri. Aucune larme. Juste ce silence écrasant qui pulse au rythme de mon souffle maîtrisé. Mon cœur cogne fort. Trop fort. Mais je ne le laisse pas gagner. J’ai compris depuis longtemps que ce n’est pas une blague. Pas un jeu des garçons. Trop de temps s’est écoulé. Trop de froid. Trop d’immobilité. Je reconnais l’odeur. Cuir neuf. Parfum boisé. Je suis dans le coffre de la voiture de Troy. Quelqu’un est en train de démanteler ce que j’ai mis des années à construire. Mon emprise. Mon équilibre. Mon contrôle. Je n’ai même pas encore atteint le tiers de ce que je veux accomplir que je me retrouve déjà en position de faiblesse. Et ça me rend folle. Mais la colère ne doit pas me faire perdre la tête. Je dois sortir d’ici. Puis rassembler mon équipe. Puis comprendre qui joue contre moi. D’abord… survivre. PDV TROY Je rentre de mon jogging, les tempes encore humides de sueur. Le rythme m’a vidé la tête. Un peu. Juste assez pour respirer sans penser. Je monte les marches de la villa et file droit vers la salle de bain. Et là… Je m’arrête net. — Sérieusement… ? Promise est là. Dans ma salle de bain. Comme si c’était normal. — Je voulais te faire une surprise, dit-elle avec ce sourire que je connais trop bien. Je serre la mâchoire. — Mauvaise idée. — Troy — Dehors. Je ne crie pas. Je n’en ai pas besoin. Ma voix est froide. Tranchante. Je la fais sortir sans ménagement. La porte claque. Fort. Je reste quelques secondes immobile, la main posée contre le mur. L’agacement pulse encore dans mes veines. Je rallume l’eau. Je me glisse sous la douche. Mais son image à elle… Banks. Elle revient, encore. Et cette sensation bizarre. Comme un grain de sable dans un engrenage. Un malaise que je ne sais pas nommer. En bas, je retrouve Leon, Liam et Louis autour de la table. Des pancakes. Des rires. Des conneries habituelles. Je m’assois. Je mange. Mais mon esprit est ailleurs. — Quelqu’un a vu Banks ? je demande sans réfléchir. Silence. — Non, répond Liam. Elle fait sûrement la tête quelque part. — Sa chambre était vide ce matin, ajoute Louis. Promise arrive à ce moment-là. L’air encore plus fermé que d’habitude. — Si elle veut jouer la rebelle, c’est son problème. Je fronce les sourcils. Je regarde mon téléphone. Aucun message. Rien. Je monte. Je passe devant la chambre de Ways. Elle dort. Je n’insiste pas. Mais cette sensation… Elle ne me lâche pas. La journée avance. Et plus elle avance, plus l’absence de Banks devient… lourde. Trop lourde. Je sors dans l’allée en fin d’après-midi. Le soleil descend. Je regarde ma voiture. Je ne sais pas pourquoi. Mais quelque chose me tire vers elle. Je m’approche. Mon cœur bat plus vite. Je pose la main sur la clé. Je déverrouille. Et là, ce que je vois me glace le sang. là dans le coffre de ma voiture, ligotée et bâillonnée banks est allongée là. On peut voir que ses poignets sont maintenant ensanglantées à force d'avoir tiré sur ses liens trop serrés.. Je me précipite et lui retire son bâillon. Tout en détachant ses liens je m'interroge: — je peux savoir qui t'a fait ça ?! Elle me considère un moment sans parler puis plisse les yeux: — je ne sais pas... Dit-elle en se frottant les poignets Je la regarde essayer de se lever mais manque de s'écouler. Je me précipite pour l'aider mais, elle me repousse: — Troy, laisse je peux me débrouiller... Je pousse un soupir et la prends dans mes bras. Ce simple contact éveil en moi des milliers de picotements. Dieu que je désire cette femme. mais je n'en ai pas le droit. Elle semble ailleurs et complètement dans ses pensées. Je frissonne légèrement lorsque sa voix monte à mes oreilles et me sort de mes pensées: — je ne sais pas qui a fait ça troy mais, je préférerais que celà reste entre nous... — tu plaisantes j'espère ?! c'est une blague de très mauvais goût... — nous sommes d'accord mais je veux que tu respectes ma décision... Son ton ne semble laisser aucune forme de négociations. Sans mot dire je la conduit à sa chambre à l'étage. Lorsque j'ouvre la porte, son parfum emplit mes narines et je marque une pause: — je pense que tu as assez fait, merci troy... Je baisse la tête et la dépose délicatement au sol: — repose toi bien... Elle hoche la tête et je sors de sa chambre avec une pointe de regret sur le cœur... PDV DE BANKS: Dès que troy sort de ma chambre, je me précipite vers mon téléphone. J'appelle ways sans succès. j'insiste mais toujours rien. Je pousse un soupir et j'envoie un message dans notre Chat de groupe : "On se voit demain au Cold coffee" Je jette mon téléphone sur le lit et me dirige vers la salle de bain. Lorsque je pose ma tête sur mon oreiller, je me rends compte que je déteste être ici, alors que j'ai des problèmes sérieux à résoudre... Mes yeux se ferment et le sommeil m'emporte vers l'aube de mes seize ans.. BANKS ROSS PASSÉ: Le froid persiste entre moi et troy. Il y a décidément quelque chose qui s'est éteint entre nous mais, du fait de notre passé Commun je compte me battre pour rallumer ce qui s'est éteint... Mon cher darkos, cette fois-ci, j'ai décidé de t'inclure dans mes possessions. Le bus nous emmène au vieux centre commercial qui se trouve aujourd'hui interdit d'accès... Ce dernier est devenu le repaire de tous les jeunes, et le repère des meilleures fêtes. Une fois sur place, les cris des convives fusent à mesure que la musique les appelle.. je balais mes invités du regard et je surprends leon, entrain de regarder ways à la dérobé.. Mon sourire s'étire: "Cette soirée d'anniversaire promet d'être la meilleure de toutes ma vie..."
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