Épilogue

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ÉPILOGUE Brest, hôpital de la Cavale Blanche, cinq jours plus tard— J’ai encore du mal à respirer, mais avec les antalgiques et la kiné, ça va à peu près. Je n’ai pas de séquelles cérébrales, c’est déjà ça. Pour les poumons, je risque d’avoir mal pour encore longtemps… Mais je vais aller renifler le bon air de Perharidy, à côté de Roscoff ; ils vont me redonner un souffle de jeune homme là-bas. — En tout cas, ils ne manquent pas d’humour à la Cavale ! En venant te voir, on est passés dans un couloir à côté de la cafèt’, il y avait un énorme panneau suspendu au plafond, écrit en noir sur fond jaune, pour qu’on le rate pas : « Anesthésie provisoire ». Anesthésie provisoire… Une anesthésie, si elle n’est pas provisoire, je n’appelle pas ça une anesthésie. C’est une euthanasie ou une erreur m

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