Chapitre 12Aujourd’hui, mon souci, c’est la mère maquerelle, assise devant mon bureau. Elle veut que nous intervenions auprès d’un de ses clients, tombé amoureux d’une de ses filles. Sauf que je ne peux pas. Je ne peux pas briser un couple à la demande d’une personne externe. C’est contraire à la morale. — Deux mille euros. S’il le faut, je vous les donne en liquide. Je souffle. Du coin de l’œil, je vois David se marrer à son bureau. La vieille ne pige rien. Ça fait plus d’une demi-heure que j’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai pas ce dossier, qu’importe l’argent qu’elle pourra me donner. — Madame, je ne veux pas de vos sous. Si je dois séparer ce couple, ce sera parce qu’un des deux amants m’en fera la demande, pas vous. Mauvaise, la femme se lève. — Vous ne servez à


