- Adieu, mon capitaine, tout est fini, me dit Renard. - Non, lui répondis-je, faut voir. J'étais alors en ville, je descends, et l'assieds au coin d'une maison, sur un peu de paille. Il avait la tête brisée, la cervelle dans ses cheveux, et il parlait. Oh ! c'était un fier homme. - Nous sommes quittes, dit-il. Je vous ai donné ma vie, je vous avais pris Judith. Ayez soin d'elle et de son enfant, si elle en a un. D'ailleurs, épousez-la. Monsieur, dans le premier moment, je le laissai là comme chien ; mais quand ma rage fut passée, je revins… il était mort. Les Cosaques avaient mis le feu à la ville, je me souvins alors de Judith, j'allai donc la chercher, elle se mit en croupe, et, grâce à la vitesse de mon cheval, je rejoignis le régiment, qui avait opéré sa retraite. Quant au Juif et à sa


