XXVIII — Adieu, Paul, me dit, sur le seuil de son cabinet, l’abbé Fourmeliès. J’espère que vous n’oublierez pas votre collège et votre vieux Supérieur. Non, vous ne l’oublierez pas. L’homme mûr vit de son adolescence. Et peut-être regretterez-vous ce temps ? — Je regretterai toujours votre affectueuse direction, répondis-je. — Vous regretterez cette époque qui marque le passage de l’enfance à la jeunesse. Vous la regretterez parce que c’est celle de l’attente et que l’attente, au fond, c’est ce qu’il y a de meilleur dans la vie. — Je ne le crois pas encore, répliquai-je, monsieur le Supérieur. Il sourit. — Tant mieux ! Nous avons essayé de faire de vous un bon chrétien. Vous avez de grandes qualités, mon cher Paul, vous avez toutes les flammes, tous les enthousiasmes de la jeunesse ;
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