CHAPITRE 2 : LE CONTRIT

4138 Mots
“Une douleur qui se nourrit de douleur n'en devient que plus amère.” Moi : "Ne t'inquiète pas, moi aussi ,je blaguais hein, ne pleure pas s'il te plaît" dis-je souriant. Pendant que je discutais avec Donald, un homme en blouse est rentré dans la chambre accompagné d'une demoiselle : Donald : "Grand frère, voilà le monsieur qui ne cesse de me donner piqûre là" me souffle-t-il à l'oreille Moi : Salut Monsieur, merci beaucoup pour le travail Lui : Toutes les gloires sont à Dieu "Où est l'ordonnance que je t'avais remis ?" s'adresse-t-il à la demoiselle Elle : "Le voilà" dit-elle après avoir fouillé les dossiers qui est dans sa main Lui : Comment tu t'appelles ? Moi : Alcyon Mehsan Lui : Je vois. "Prends ceci et vas payer ça, après ça, vous pouvez rentrer" dit-il en me remettant l'ordonnance Je lui prends ça avec peine : Moi : S'il vous plaît monsieur ; puis-je vous voire ? Lui : Je suis là, il faut me voir ici non Moi : Non, c'est entre moi et vous Lui : Ok, allons dans mon bureau alors "Éh ! Christine, va dans la chambre numéro cinq et remets ce que je t'ai demandé de les remettre, dès qu'ils seront prêts, avertis moi" s'adresse-t-il à la demoiselle qui l'accompagnais Moi : Donald, je reviens tout de suite Donald : "Ok grand frère" dit-il en remuant sa tête Une fois dans son bureau, je lui ai expliqué ce qui s'est passé avec mes parents et ce qui m'est arrivé ce matin : Lui : Hum ! Toi aussi ! Façon le pays là est chaud maintenant, avec les réformes de Tairou qui serrent le cou comme ça, tu te permets de perdre deux billets de cinq mille. C'est grave hein ! Moi : Ce n'est pas de ma faute ; ça s'est disparu magiquement, je vous jure Lui : Attends. Et vos parents ont construit sur leur propre terrain ? Moi : Oui Lui : Donc, vous vivez seul tous les deux sur le terrain ? Moi : Oui Lui : C'est dure hein; donne moi l'ordonnance Moi : "Le voilà" dis-je en lui tendant l'ordonnance Lui : "Le tout de ce qui est ici fait probablement six mille francs CFA, je vais te remettre dix mille, tu iras payer les médicament là et tu gardes la monnaie d'abord" dit-il en regardant dans sa porte monnaie Moi : Merci beaucoup monsieur Lui : "Va directement payer ça et tu reviens ici" dit-il en remettant un billet de dix mille francs CFA Moi : Merci monsieur Je vais payer les médicaments puis je suis revenu dans son bureau : Lui : Tu as été rapide hein; où se trouve la monnaie ? Moi : Les voici Lui : "Bien, garde ça, il faut bien les mettre dans ta poche, voici mon numéro, appelle moi où tu peux venir demander d'après moi après ici en disant que tu cherches Docteur Loko Moi : Docteur Loko Lui : Oui ! Tu peux aller prendre ton frère maintenant et vous pouvez rentrer, prends soin de lui s'il te plaît Moi : Je ferai de mon mieux Docteur Merci énormément pour votre soutien Lui : À la prochaine Moi : À la prochaine Je suis sorti prendre mon petit frère puis nous avons quitté l'hôpital : Moi : Donald ? Donald : Oui, grand frère Moi : Est-ce que tu sais que j'ai dix mille francs aujourd'hui ? Donald : Hein ! Dix mille francs ? Grand frère, ce n'est pas vrai, il faut jurer ! Moi : Je ne te blague pas, c'est l'argent qu'elle tonton qui nous a conduit ici m'a donné Donald : Et comment tu as fait ? Moi : Je ne sais même pas, ça s'est juste disparu Donald : Hum ! C'est vrai ça ? Où bien tu n'as pas fait attention et puis tu as perdu ça Moi : Sérieusement, je n'en suis pas sûr Donald : Grand frère, il y avait quelque chose que maman m'a dit et que j'ai oublié de te dire Moi ( étonné ) : Quoi ça ? Moi : Il m'a dit de te dire que nous devons chercher le visage de Dieu avant qu'il ne soit trop tard Moi : "Pour toi là , ça devient autre chose hein Donald, ce que tu avais dit était bon et ça j'ai pu comprendre, quand est-ce que maman t'a encore dit que nous devons chercher le visage, et même si c'est vrai comment on cherche visage de Dieu selon toi ?" dis-je en riant Donald : Grand frère, moi même, je ne sais pas, mais j'ai chargé quand même la commission; quand tu verras maman toi aussi, tu ne vas lui dire que je ne t'ai rien dit Moi : "Zémidjan, Ouando" crie-je en appelant un taxi moto Lui : Ça fait deux cents francs Moi: Je n'ai que cent francs moi Lui : Hum! Jeune homme, toi aussi, paie cent cinquante francs alors Moi : Ok, il n'y a pas de soucis En attendant que nous ne rentrons, j'ai décidé de me rendre en même temps au marché Ouando pour payer quelques provisions avec le peu d'argent que le Docteur nous a donné. Le marché Ouando est l'un des grands marchés de la capitale administrative du Bénin, Porto-Novo. Après avoir quitté le marché, nous sommes rendus directement à la maison. Moi : Donald, va te coucher dans la chambre, moi j'irai préparer pour nous deux, quand j'aurai fini, je viendrai te chercher Donald : Non, je ne peux pas rester seul dans la chambre, je vais rester avec toi jusqu'à ce que tu vas finir, après avoir mangé, nous irons tous les deux coucher ensemble Moi : Hum! Tu penses vraiment que tu peux tenir ? Ça va prendre du temps hein. Donald : Je peux tenir Je rentre dans la chambre lui chercher un pull-over pour qu'il de protège contre le vent. Une fois dans la cuisine : Moi: Assieds-toi ici et soit de me regarder Donald : Mais, grand frère maman avait beaucoup insisté sur l'affaire de visage de Dieu là hein, elle ne faisait que crier ça jusqu'à ce que je me suis réveillée et j'ai le monsieur qui me donne piqûre tout le temps là entrain d'appuyer ma poitrine Moi : Donald, pardon, il faut me laisser avec ton affaire de visage de Dieu là, je n'ai jamais vu visage de Dieu et je ne sais pas où je devrais aller chercher ça Donald : Ok Nous avons continué avec d'autres conversations dans la cuisine jusqu'à ce que la préparation s'est achevé ; après cela nous avons mangé, pris notre, et nous nous sommes allés coucher. On dormait tranquillement, quand dans la nuit profonde, Donald a commencé par crier et pleure depuis son sommeil : Donald : Laissez moi tranquille, qu'est-ce que je vous ai fait ? Laissez mon cou ! Laissez moi ! Je me réveille, et je vois qu'il est déjà mouillé avec de sieurs sur tout son corps Moi : "Donald, réveille toi, tu as quoi?" m'écrie-je en lui donnant des tapes Donald : "Grand frère ,sauve moi, ils veulent me tuer" dit-il quand il s'est réveillé Moi ( paniqué ) : "Qui ?" dis-je en regardant les coins de la chambre où nous sommes à tout de rôle Donald : "Je n'ai pas vu leurs visages ; ils les ont avec des pagnes noirs qu'ils ont porté" dit-il en respirant comme s'il a couru sur une longue distance Moi : Tu as vu des gens qui ont porté des pagnes noirs et se sont couverts le visage avec des pagnes noirs ? Donald : Oui Moi : Et pourquoi tu cries ? Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? Donald : Certains parmi eux ont gardé ma tête en bouchant mon nez et ma bouche puis d'autres ont des couteaux très tranchants en main et veulent couper mon cou Moi : Hum ! C'est juste un rêve, ne t'inquiète pas, il faut te rendormir Sans mentir, moi même je panique de trop au fond de moi, je n'arrive pas comprendre ça. Qui va oser vouloir nous tuer ? Les mêmes personnes qui ont tué mes parents ? Et qu'est-ce qu'on les a fait exactement pour qu'ils cherchent à nous tuer ? Je cogitais sur ces choses jusqu'à ce que je me suis rendormi. J'étais entrain de dormir quand quelqu'un a commencé à frapper à la porte, je me réveille puis je regarde l'horloge, et il est déjà dix heures du matin Moi : Ouah! J'ai autant dormi ? Je pense que c'est le stress. Pendant, ce temps, la personne continuait toujours de frapper à la porte Moi : C'est qui ? L'inconnu : "C'est moi" dit-il avec une voie roque, ce qui m'a d'ailleurs fait paniquer puis j'ai freiné dans mon élan Moi : "C'est toi qui ?" dis-je avec la voie qui tremble L'inconnu : Tu vas ouvrir la porte ou bien que je la défonce ? Moi : Je ne vous connais pas ; présentez vous d'abord Avant même que je ne finisse de parler, il défonce la porte puis rentre : C'est un homme noir pur, très géant, musclé et énorme. Il a porté un jean coupé déchiré qui serré ses deux cuisses comme s'il a été obligé de la porter, puis porte un t-shirt noir déchiré également. Ses yeux sont tellement rouge, on dirait du sang, ce qui fait plus paniqué sur lui, c'est la hachette qu'il a en main En le voyant, je cours dans la chambre; ils me suivent jusqu'à dans la chambre : Moi : "Qu'est-ce que vous voulez ?" crie-je en tremblant Il s'approche de moi puis me soulève par les bras, il m'a tellement soulevé que mes pieds ne touche même pas le sol. Lui : Regarde bien dans mes yeux ! Moi : Oui, je les vois déjà Lui : Je ne suis pas venu aujourd'hui pour me battre avec toi ou te faire du mal ; mais dès mon retour ça va trop chauffer. Ce qui est marrant est que malgré que je suis venu dans la chambre et tous les bruits que font la voix de l'homme, Donald ne s'est pas réveillé, il ne bouge même pas, il dort paisiblement quand à lui. Moi : Ok, je vous ai compris; je ne sais pas toujours pas le pourquoi vous êtes venu Lui : La raison pour laquelle je suis venu ici, c'est pour te dire de quitter ici toi et ton frère, quittez cette maison, ce terrain et ne reviendrai jamais, sinon, ce qui est arrivé à tes parents ne tardera pas à vous arriver aussi Moi : S'il vous plaît ne nous chasser pas d'ici, si on quitte ici on ira où ? Lui : Je ne sais pas là où vous irez si vous quittez ici, et de ça je m'en fous. chose encore, si tu daignes vendre ce terrain ! Tu oses vendre ce terrain ! C'est là que tu comprendras que le monde est divisé en deux Moi : "Tcho ! Ne nous faire pas ça, qu'est-ce qu'on vous a fait pour mériter autant de horreur ?" demande-je en commençant par pleurer Lui : "En son temps tu auras le demander à tes parents où ils sont" dit-il en me lâchant, puis je m'affaiblis par terre Moi : "Non ! Je n'irai nul part les demander quelque chose, dites-moi ce qu'on vous a fait" dis-je en gardant ses membres Lui : Éh ! Jeune homme ! Lâche mes pieds ! Moi : Je ne les lâcherai pas, il faut me dire d'abord ce qu'on vous a fait Lui : "Ok" dit-il en soulevant sa hachette Moi : "Non" crie-je en me réveillant de mon sommeil ; ce qui a fait sursauter Donald du lit Donald : Grand frère, tu as quoi ? Ils veulent te tuer aussi ? Moi : Non, ne t'inquiète pas, il n'y a rien C'est en ce moment que j'ai commencé par entendre sur la porte des gens qui frappé puis appellent mon nom à tout de rôle ; je regarde l'heure et il est dix heures passée, je me suis d'abord dit c'est l'autre homme sur j'ai vu dans mon cauchemars ; mais j'ai commencé par entendre des voix que je connaisse parmi celles qui m'appellent, malgré ,je demande ceux qui sont là : Moi : C'est qui ? Et qu'est-ce que vous voulez ? Puis pourquoi vous frappez à la porte comme ça même ? Une voix masculine ( que je n'arrive pas à reconnaître totalement ) : C'est nous, tes camarades de classes Pélagie : Alcyon, c'est nous tu as peur de quoi ? Ouvre la porte Pélagie est notre deuxième responsable ( féminine ) de classe . Je vais enfin ouvrir la porte; et ce n'est rien que mes camarades de classes : Moi : Excusez moi s'il vous plaît Pélagie : Tu avais peur de quoi ? Moi : Ne t'inquiète pas, installez vous en attendant que j'aille vous chercher de l'eau Après les avoir servi de l'eau, Aubin, notre premier responsable ( masculin ) prend la parole : Aubin : Si nous sommes là, c'est parce que nous avons constaté tes absences répétitives , et tout le monde a commencé à demander d'après toi dans la classe ; c'est alors que Pélagie nous informe qu'elle a su de bouche à oreille que tu as perdu tes deux parents le même jour; nous avons donc décidé de te rendre visite, c'est ainsi que nous avons fait une délégation de quelques camarades pour venir te voir, toi même tu sais que les examens sont proches déjà, nous avons que tout le monde soit là, mais les autorités de l'établissement nous ont dit de faire une délégation de quelques uns seulement Moi : Merci beaucoup d'être là pour moi, le peu de personnes qui est venue même m'a rendu gai Aubin : "Et ce n'est pas fini; nous avions lancé une cotisation en ta faveur, tout le monde n'a pas pu payer, voilà le peu de sous que nous avons pu amasser" dit-il en me tendant des billets de banque Moi ( sourire ) : "Merci beaucoup pour votre gentillesse envers moi, ça me va droit au cœur" dis-je en récupérant l'argent Pélagie : Et tu penses revenir à l'école quand ? Voilà que cette année scolaire écrit déjà son épilogue Moi : Comme l'année a pris fin déjà, je me suis déjà programmé pour l'an prochain, donc, je reprends la terminale Élie ( le calé de notre classe ) : Tu es en terminale, pourquoi tu dis ça ? Si c'est les classes intermédiaire maintenant, je pourrais te comprendre, la terminale et une classe d'examen tu peux toujours te rattraper. Moi ( sourire ) : Toi, je te comprends, tu penses que tout le monde a vos genres de cerveaux qui captent le papier tel l'aimant attrape le fer ? Élie : Les gagnants ne sont pas ceux qui n'ont jamais échoué, c'est plutôt ceux qui ont su toujours se relever à chaque fois qu'ils se sont retrouvés à terre. Si tu veux, tu peux, et quand tu penses que tu peux tu le décides et quand tu le décides, j'en suis sûr que tu le feras, c'est ça la mentalité des gagnants ; il ne faut jamais baisser les bras, quelqu'un a dit vouloir c'est pouvoir, moi je te dis de jamais reculer devant l'adversité Moi : "Ouah ! Tu as raison, je vais y penser" dis-je tristement Pélagie : Ne pense plus, agis ! La vie est un combat ! Aubin : Bon ! Nous allons demander, et je te demande de prendre soin de toi, et aussi de ton frère Pendant que les autres se lèvent et se dirigent vers la sortie, Pélagie demande d'après Donald : Pélagie : Où est ton petit ? Comment il s'appelle même ? Moi : "Donald" crie-je pour l'appeler Donald : "Grand frère, c'est qui ? C'est veux qui ont bandé leur visage avec pagne noir ?" dit-il en faisant sortir sa tête seule Moi ( sourire ) : Sors de là, ce sont mes amis Pélagie : Comment tu vas Donald ? Moi : Ça va très bien, merci et chez vous grande sœur ? Pélagie : Je vais bien moi aussi ; pourquoi tu n'es pas sorti depuis qu'on est là ? Donald : Je pensais que c'est les gens qui ont bandé leurs visages avec pagne noir que j'ai vu dans mes rêves Pélagie : Hum! C'est vrai ça Donald : Oui, grande sœur, toi tu ne l'as jamais vu ? Et il veulent me tuer hein, même ce matin, mon grand frère aussi les a vu et ils veulent aussi le tuer Moi : "Tais toi là !" dis-je pour le stopper Pélagie : Alcyon, c'est vrai ce qu'ils disent Moi : Ne le regarde pas, c'est les cauchemars qu'il a eu ces derniers temps qui le font paniquer Pélagie : C'est sérieux alors ! Si ça ne te gêne pas, j'aurai voulut que tu viennes à la séance de prière et de jeûne que nous allons démarrer ce mercredi dans notre église ; viens avec ton frère regarder le visage de Dieu. Car même “Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s`élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l`obéissance de Christ.” ( Deuxième Corinthiens chapitre dix versets trois à quatre ) “C`est pourquoi aussi Dieu l`a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu`au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.“ ( philippiens, chapitre deux versets neuf à onze Donald : Grande sœur, donc il y a visage de Dieu dans votre église ? Pélagie : Oui, tu veux voir ça ? Donald : Oui, quand j'ai vu ma maman... Moi : Toi là, tu n'entends pas, Tais toi ! Pélagie : Laisse l'enfant parler ! Parle moi Donald, quand tu as vu ta maman, qu'est-ce qu'elle a dit Donald : Elle a crié beaucoup avec une voix grande comme celle de tonnerre, et à dire "dis à ton grand frère, d'aller chercher le visage de Dieu" Pélagie : En tant que chrétienne de l'église évangélique, je ne crois pas en ces genres mystiques, mais, je te suggère de venir le mercredi dans notre église Moi : Ok, c'est entendu, merci beaucoup pour la visite, le soutien et les conseils Aubin : "De rien frèro, madame l'évangéliste, allons-y, vous pouvez revenir vous seul ou bien avec les gens de votre église, merci beaucoup d'avoir accepté mes doléance" dit-il en souriant C'est ainsi que les jours s'en suivent puis se ressemblent l'un après l'autre. Mon frère et moi continuent toujours d'avoir des cauchemars les uns plus horribles que les autres ; leur objectif final est que nous laissons la maison et le terrain sans jamais regarder derrière; mais je n'arrive toujours pas à capter, et si nous quittons ici, nous irons exactement où ? En tout cas,ne dit-on pas que quand il y a la vie, l'espoir y est, je suis là jusqu'à ce que j'aurai exactement une raison probable de quitter pour de vrai. En plus des cauchemars ; la faim et la galère se pointe à l'horizon déjà, j'ai utilisé le système de prévention en commençant par chercher des vendeurs pour les choses que nous voulons vendre, je me suis rendu chez l'un des monsieurs qui voulait acheter les divans du salon : Moi : Salue ici Le Monsieur : Salue là-bas; c'est qui s'il vous plaît Moi : C'est moi Alcyon, celui qui veut vous vendre les divans Le Monsieur : Rentre Moi : Comment vous vous portez monsieur ? Le Monsieur : Comment tu m'as vu ? Ne suis-je pas changé ? Moi : Je vous regarde moi aussi, vous avez diminué de poids ! Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Le Monsieur : Depuis le jour qu'on a discuté de ton divan, et tu as pris ton départ, que j'ai commencé par avoir des malaises; depuis lors, je me suis senti bien jusqu'aujourd'hui Moi : Hum ! Ça m'a étonné comme je ne vous ai plus vu Le Monsieur : Que ça ne t'étonne pas ; c'est ça qui est là oh ! Moi : Ok, puis-je toujours vous espérer ou bien de chercher un autre client ? Le Monsieur : Il faut chercher un autre client, c'est mieux pour toi, moi je ne suis plus intéressé Moi : Ok, il n'y a pas de soucis, je vais demander à partir, à la prochaine donc Le Monsieur : À la prochaine, merci pour la visite Je suis quitté chez le monsieur, puis j'ai pris le chemin de l'hôpital pour allaer demanser d'après le Docteur Loko, puisque nous avons presque épuisé tous nos économies, il me faut chercher quelque chose la dessus pour ne pas que la maison devienne complètement sèche; une fois dans l'hôpital, je vais directement d'abord au poste de sécurité pour voir si c'est l'autre gardien qui est au poste, et effectivement c'est lui : Moi : Bonsoir monsieur Lui : Salue mon petit comment tu vas ? Moi : Ça va mieux Lui : Tu ne m'as plus ramené ma glacière l'autre jour Moi : Tchié ! Je l'ai oublié dans la chambre de mon frère. Excusez moi beaucoup Lui : Ne t'en fais pas, j'ai demandé à l'une des aides soignantes et elle me l'a apporté. Pourquoi tu es encore là ? Ton frère a-t-il quelque chose encore ? Moi : Non, mon frère se porte bien; je suis venu demander d'après le Docteur Loko Lui : Docteur Loko Moi : Oui Lui : Tu n'as pas su ce qui est arrivé au Docteur ? Moi : Non Lui : Je pense que c'est exactement le même jour que ton a été déchargé d'ici qu'il a eu le problème là Moi : Quel problème ? Lui : Il a fait un grave accident, et il s'est retrouvé au CNHU-HKM (Le Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou Maga est créé le 30 octobre 1962 sous le mandat du président Hubert Maga; il est le principal centre de santé implanté à Cotonou, la capitale économique du Bénin.) Les gens ont dit que c'est par la grâce de Dieu qu'il a pu s'en sortir, sinon, sa voiture s'est rouillée complètement sans qu'il ne peut plus jamais encore avoir de réparation Moi : Hum! C'est grave ça ! Et il est où maintenant ? Lui : Selon, ce que j'ai su oh ! Il a quitté l'hôpital déjà et est rentré chez lui, mais il n'a pas encore recommencé le boulot Moi : S'il vous plaît, puis-je avoir son numéro chez vous Lui : Dommage que je ne l'ai pas Moi : Ok, merci beaucoup, je vais demander à partir Lui : Attends, est-ce que tu as fait ce que je t'ai demandé de faire ? Moi : Quoi ça ? Lui : D'aller chercher le visage de Dieu Moi : J'ai d'autres soucis plus énorme à l'heure là que d'aller chercher d'un quelconque Dieu. Et d'ailleurs si je veux chercher le visage de Dieu, c'est dans votre église je viendrai, vous qui mélangez le christianisme et les religions endogènes ensemble ? Monsieur, s'il vous plaît, laissez moi tranquille, ne m'énervez pas Lui : Tcho! Si seulement, tu savais, tu allais t'exécuter immédiatement que je t'ai parlé. Mon peuple périt faute de connaissances. Jeune homme, je ne te demande pas de rejoindre mon église, je te demande plutôt de chercher le visage de Dieu. Car la guerre qui t'entoure est plus fort que la guerre de Biafra, la première guerre mondiale et la seconde guerre toutes les trois mélangées ensemble. Moi : "Ok, merci beaucoup, à la prochaine" dis-je en quittant devant lui; c'est la chanson qu'ils ont mis dans la bouche d'eux tous, c'est le visage de Dieu qui va remplir ma poche ou bien c'est ça qui va me rassasier ? Je suis rentré à la maison après être déçu de ne pas rencontrer le Docteur Loko, une fois rentrée au salon, je vois Donald qui tremble sur la chaise en pleurant : Moi : "Tu as quoi encore Dona ?" en m'asseyant à côté de lui....
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