Les personnes faibles se vengent, les personnes fortes pardonnent.
MOI: J'accepte...j'accepte de vivre avec toi...
Magui: Tu comprends vite ma belle!
Je suis restée chez elle pendant une semaine...une semaine. J'appelais ma grand-mère chaque jour pour prendre de ses nouvelles et je lui assurais que tout allait bien. J'avais mal, je ne supportais pas d'être loin de ma famille. Mais je n'étais pas prête à rentrer. J'allais à l'université, je révisais, mes paroles se transformaient en pleurs. J'avais tout raconté à Zahra. Mais on n'y pouvait rien. Je voyais toujours Moustapha mais je faisais de mon mieux pour lui cacher mes sentiments, il allait bientôt partir et je ne voulais pas le déranger avec mes problèmes. Je voulais juste profiter des moments qu'on passait ensemble car je me sentais bien avec lui. J'arrivais à oublier Magui. Il ne voulait pas me dire le jour de son départ car il disait que j'allais déprimer: il avait raison et je préférais ça! Malgré tout ça j'arrivais à me concentrer en cours c'est le seul moment de répit que j'avais mis à part les journées que je passais avec Moustapha.
Magui ne me rendait pas la vie difficile pas pour l'instant...en tout cas. On se voyait qu'à la descente. Je ne voulais manger aucun plat qu'elle cuisinait je sortais manger ou je commandais.
J'étais enfin rentrée chez ma grand-mère. Magui voulait juste que je vive avec elle définitivement mais à ma grande surprise elle ne m'avait pas donné de délais je pouvais venir emménager quand je voulais.
(J'appelais ma grand-mère: yaye)
MOI: Yaye... j'ai décidé d'aller vivre avec Magui.
G-M: Pourquoi une telle décision? Je ne te comprends pas. Avant d'aller chez elle tu m'avais clairement dit que tu ne comptais pas vivre avec elle. Et là après ton retour tu changes d'avis. Aïcha tu es ma petite-fille et je te connais assez pour dire que il y a quelque chose derrière tout ça. Je ne suis pas folle dis moi ce qu'elle t'as fait.
MOI: (je sourie pour me donner une certaine crédibilité et la rassurer) Yaye je te jure qu'il n'y a rien. C'est une bonne personne et tu sais que je t'aime énormément. C'est juste que je vais te manquer c'est pour ça que tu ne veux pas que j'aille vivre avec elle mais je te promets de venir te rendre visite tout le temps. Je veux juste vivre là bas car elle se sent seule...je...c'est dur pour elle de vivre seule et sans enfants tu comprends...
G-M: Aïcha ma la makk ( je suis plus âgée que toi) et je sais que tu fais ça parce que il y a une raison. Tu ne peux pas changer d'avis aussi rapidement.
Je la regarde et fond en larmes. Je ne pouvais plus me contenir.
MOI: Yaye s'il te plaît je ne te demande que ça ne me pousse pas à donner les raisons de ma décision. Acceptes juste je te jure que je te dirai un jour. Ne dis rien à Magui, mais sache qu'elle ne m'a rien fait et je vis bien avec elle mais ne me pose pas de questions.
Elle me regarde les larmes aux yeux. C'était ce que je ne pouvais pas supporter voir ma grand-mère triste encore moins pleurer. Je jure que Magui me le payera. Ma grand-mère me prend dans ses bras. J'avais mal, je voulais lui expliquer mais si je le faisais je ne leur rendais pas service. Elle avait fini par accepter sans poser de questions. Je pars dans ma chambre et m'affale sur le lit de ma mère. J'avais tellement mal, rien n'allait dans ma tête. Mais je devais me battre pour les gens que j'aimais. Magui est capable de tout, ça se voit dans ses yeux et dans sa manière de parler. Elle parle avec certitude, elle sera prête à tout pour arriver à ses fins je le sais...
Quelqu'un me prend dans ses bras: c'est ma tante(Adja). J'essuye mes larmes.
Adja: Pourquoi cette décision?
Je me lève.
MOI: S'il te plaît j'ai pas envie d'en parler acceptez juste il n'y rien de grave. Magui euh... est une bonne personne.
A chaque fois que je répétais ça mon coeur se resserait. Ma haine pour elle augmentait. Mais je devais le faire pour les rassurer du mieux que je pouvais.
Adja: Et tu pars quand?
MOI: Demain
Adja: Fais attention à toi!
C'était sa dernière phrase. Elle sort en me laissant seule. J'avais mal... C'était horrible mais je ne voulais pas passer mon temps à me lamenter sur mon sort...
Ma vie chez Magui se passait plutôt bien. Elle ne me dérangeait pas trop, chacune restait dans son coin. J'entends des cris venant de la chambre de Magui. J'hésite entre aller voir ce qui se passe ou ignorer ses cris. Je ne pouvais pas la laisser souffrir, on dirait qu'elle a mal. Je refuse d'être comme elle, d'être alimentée par la haine. Elle était étalée au sol, elle se tenait le ventre et continuait à crier.
MOI: Qu'es-ce que tu as?
Elle me regarde, les yeux remplis de larmes mais aussi de...haine.
MOI: Je veux juster t'aider !
Magui: Passe moi la bouteille là
Je me retourne, c'était une bouteille remplie d'un liquide noirâtre. J'étais dégoûtée... Je lui remets sa bouteille et sors. J'entends la sonnerie de mon téléphone.
MOI: Allô
Awa: Aicha (en soufflant)
MOI: Awa comment vas-tu?
Awa: Ça peut aller! Et toi sava?
MOI: Euh...oui
Awa: Aïcha pourquoi t'es-tu installer chez Magui ?
MOI: (rire nerveux) euh rien, elle se sentait tellement...seule.
Awa: Je sais que tu mens, Aïcha je connais Magui mieux que toi. Je sais que quoi que je puisse dire tu ne le feras pas parce que tu es sous son emprise. Mais juste fais attention à toi, je te le redis ma belle fais attention.
MOI: T'inquiète merci Awa.
Awa: Je voulais aussi te dire que je rentre demain en Belgique ma rentrée est pour bientôt, tu vas beaucoup me manquer!
MOI: Oh Awa tu rentres déjà, tu vas me manquer aussi...énormément. Mais on garde contact je tiens beaucoup à toi.
Awa: Merci chérie bon je te laisse bisous. Encore prends soin de toi!
MOI: J'y veillerai, merci et bon voyage!
Awa: Merci.
Awa est une fille en or, c'est vraiment une bonne personne. Elle va beaucoup me manquer.... Je sors, j'avais besoin d'air. Je me sens seule ici, il faut que je parle à quelqu'un. Mes pas me guidérent chez Zahra. C'est elle qui me comprenait le plus et qui me soutenait autant qu'elle pouvait. Je ne sais pas ce que je serai sans elle, ce que je serai si elle n'était pas là pour m'écouter et m'épauler, ce que je serai sans ses conseils. J'admirais sa patience et sa serviabilité. On a tous besoin de quelqu'un qui nous comprend, qui partage nos peines et qui sera toujours là pour nous. Pour moi c'était elle: Zahra ma perle rare.
MOI: Bonsoir
La mère de Zahra me prends dans ses bras.
MOI: Ma Aïda comment vous vous portez?
Ma Aïda: Sava ma fille sava et toi sava mieux ?
MOI: Oui sava j'apprends à vivre avec.
Ma Aïda: Nous serons toujours là pour toi, tu le sais!
MOI: Oui
Ma Aïda: Zahra est dans sa chambre
Je me dirige vers la chambre de Zahra, d'ailleurs elle était sur le point de sortir.
Zahra: Je me disais bien que c'était ta voix ça
MOI: Oui et ton père il va bien?
Zahra: Oui, il est à Thies il revient bientôt
MOI: Ok
Ma Aïda(mère de Zahra) nous ramène à boire et ressors.
Zahra: Hey... Tu vas bien, elle t'a fait quelque chose ? Je te jure que je vais la tuer!
MOI: Non sava...tout à l'heure elle a fait un malaise.
Je lui raconte tout en détail. Elle m'ecoute d'une oreille attentive.
Zahra: Elle n'a encore rien vu. Ce n'est que le début. Elle payera tout ça.
Mes larmes coulent, Zahra les essuyé du revers de sa main.
MOI: Il faut que je dise la vérité à Moustapha
Zahra: Oui il pourra sûrement nous aider. Magui...
Je la coupe:
MOI: Je ne parle pas de ça Zahra, je parle de la faute que j'ai commise
Zahra: Aïcha
MOI: Je te jure que ça me pèse. Tous ces temps ci j'y pense. Je ne lui ai jamais rien caché. Je ne peux pas le regarder chaque jour dans les yeux sachant que j'ai fait ça. Il comprendra...
Zahra: Ça fait des années et si tu lui dis maintenant tu risques de tout gâcher entre vous et pour quelque chose qui selon moi n'en vaut pas la peine
MOI: Il faut que je lui dévoile ce secret....
Partie pas très intéressante mais je promets de me rattraper. Bsx
#AISSA