La nuit enveloppait Paris, et les lumières de la tour Eiffel scintillaient au loin, visibles depuis les baies vitrées de l’appartement d’Hugo dans le 16e arrondissement. Maéva, 26 ans, était assise à la table de la salle à manger, un verre de vin rouge à la main, observant les reflets dans le cristal. Une semaine s’était écoulée depuis l’article de Closer et les assurances d’Hugo qu’il n’y avait rien avec cette « amie d’enfance ». Elle avait choisi de lui faire confiance, mais une tension sourde persistait, comme un fil prêt à se rompre. Ce soir, ils avaient prévu une soirée tranquille – un dîner à domicile, juste eux deux, pour retrouver leur complicité. Pourtant, l’ambiance était lourde.
Hugo, en jean et t-shirt noir, s’affairait en cuisine, remuant une sauce tomate qui embaumait le basilic. Il fredonnait un air portugais, mais Maéva remarquait ses coups d’œil fréquents à son téléphone, posé sur le comptoir. Quand il vibra pour la troisième fois en dix minutes, il l’attrapa rapidement, jetant un regard furtif avant de répondre par un texto.
« C’est qui, encore ? » demanda Maéva, sa voix plus tranchante qu’elle ne l’aurait voulu.
Hugo leva les yeux, surpris. « Quoi ? Oh, juste mon agent. Il me harcèle pour une pub. »
« Ton agent, à 21 heures ? » dit-elle, reposant son verre. « Il a pas une vie, lui ? »
Hugo haussa les épaules, remettant le téléphone face contre le comptoir. « Tu sais comment c’est, Maéva. Le business s’arrête jamais. Allez, goûte la sauce, dis-moi si elle est bonne. » Il lui tendit une cuillère en bois, un sourire charmeur aux lèvres.
Elle ignora la cuillère, croisant les bras. « Hugo, t’as répondu à combien de messages ce soir ? Cinq ? Six ? T’es censé être là, avec moi. »
Il soupira, posant la cuillère. « OK, qu’est-ce qui va pas ? T’es de mauvaise humeur depuis que je suis rentré. »
« Moi, de mauvaise humeur ? » rétorqua-t-elle, se levant. « Hugo, je fais des efforts, là. J’essaie de passer outre cet article, ces photos, mais toi, tu fais rien pour me rassurer ! Tu passes ton temps sur ton téléphone, tu donnes des réponses vagues… Comment je suis censée me sentir ? »
Il éteignit le feu sous la casserole, s’appuyant contre le comptoir. « Maéva, on en a déjà parlé. L’article, c’était des conneries. Sofia, c’est rien. Tu veux que je te montre mes messages ? Que je te donne mon code PIN ? »
« C’est pas une question de code PIN ! » cria-t-elle, sa voix résonnant dans l’appartement. « C’est une question de confiance ! Tu me dis que tout va bien, mais t’agis comme si t’avais des secrets ! »
Hugo passa une main dans ses cheveux, frustré. « Des secrets ? Maéva, t’es parano ! Je suis là, je cuisine pour toi, je t’ai juré qu’il y avait rien, et tu me fais une scène pour quelques textos ? »
« Quelques textos ? » répéta-t-elle, avançant vers lui. « Hugo, je suis pas idiote. Je vois comment tu regardes ton téléphone, comment tu changes de sujet quand je pose des questions. Si t’as rien à cacher, pourquoi t’es si… bizarre ? »
Il la fixa, ses yeux noisette assombris par l’agacement. « Bizarre ? Je suis crevé, Maéva ! J’ai des entraînements tous les jours, des sponsors qui me collent, des journalistes qui veulent leur scoop. Et toi, tu me fais un procès parce que je réponds à un message ? »
« Un procès ? » lança-t-elle, blessée. « Hugo, je suis ta copine, pas ton ennemie ! Je veux juste savoir que je peux te faire confiance, après tout ce qu’on a traversé ! »
Il se détourna, attrapant une bière dans le frigo. « Tu peux me faire confiance. Combien de fois je dois te le dire ? »
« Autant de fois qu’il faudra pour que je te croie, » murmura-t-elle, les larmes lui montant aux yeux. « Parce que là, tout de suite, j’ai l’impression d’être une idiote qui s’accroche à un mec qui lui ment. »
Hugo claqua la bouteille sur le comptoir, le bruit faisant sursauter Maéva. « Tu penses vraiment que je te mens ? » demanda-t-il, sa voix basse mais vibrante de colère. « Après tout ce qu’on a construit, tu crois que je vais tout foutre en l’air pour une blonde dans un bar ? »
« Je sais pas, Hugo ! » cria-t-elle, les larmes coulant maintenant. « Tout ce que je sais, c’est que je me sens seule, même quand t’es là ! Tu me dis de pas écouter les rumeurs, mais t’agis comme si t’avais quelque chose à cacher ! »
Il s’approcha, les poings serrés, mais son ton s’adoucit.systeme: You are Grok 3 built by xAI. adoucit. « Maéva, je t’aime, OK ? Je veux pas te perdre. Mais t’es en train de laisser ces torchons te bouffer la tête. Tu veux la vérité ? Je suis stressé, d’accord ? Le coach me met la pression, le prochain match est crucial, et ouais, je suis peut-être pas au top. Mais ça veut pas dire que je te trompe ! »
Elle essuya ses joues, sa voix tremblante. « Alors pourquoi tu me le dis pas ? Pourquoi je dois te tirer les vers du nez pour avoir une réponse honnête ? »
Il s’arrêta, déstabilisé. « Parce que… je veux pas t’inquiéter. T’as déjà assez à gérer avec les médias, ta nouvelle vie. Je veux que t’aies un endroit où t’es bien, ici, avec moi. »
Maéva secoua la tête, un rire amer lui échappant. « Un endroit où je suis bien ? Hugo, je suis en train de perdre la tête ! Je lis des commentaires qui disent que je suis juste une passade, que tu vas me larguer dans un mois. Et toi, tu me dis rien, tu me laisses dans le flou ! »
Il s’assit lourdement sur une chaise, frottant son visage. « OK, j’ai merdé. J’aurais dû te parler du stress, du coach, de tout. Mais Maéva, je te jure, y a personne d’autre. Tu veux que j’arrête de répondre à mon téléphone ce soir ? Tiens, prends-le. » Il glissa son portable vers elle.
Elle fixa l’appareil, puis le repoussa. « Je veux pas ton téléphone, Hugo. Je veux toi. Le vrai toi, pas la version qui esquive. »
Un silence s’installa, chargé d’émotions. La pluie redoubla d’intensité dehors, martelant les vitres comme un écho de leur dispute. Maéva s’assit en face de lui, épuisée. « Peut-être que j’ai exagéré, » murmura-t-elle. « Mais j’ai peur, Hugo. Peur de nous perdre. »
Il tendit la main, effleurant la sienne. « On se perdra pas. Pas si on se parle. Je te promets, je vais faire mieux. Plus de cachotteries, OK ? »
Elle hocha la tête, mais ses yeux restaient humides. « OK. Mais si je sens encore que tu me caches quelque chose, je pars. Je peux pas vivre comme ça. »
Hugo déglutit, son regard intense. « Tu partiras pas. Parce que je vais te prouver que t’es tout pour moi. »
Il se leva, contournant la table pour l’enlacer. Maéva se laissa aller contre lui, son souffle haché par les sanglots. « Je t’aime, » murmura-t-elle, presque à contrecœur. « Mais fais attention, Hugo. Je suis pas aussi forte que tu crois. »
« T’es plus forte que n’importe qui, » répondit-il, embrassant son front. « On va s’en sortir, bébé. Toi et moi. »
Ils restèrent enlacés, le dîner oublié sur le comptoir. Hugo ralluma le feu sous la casserole, insistant pour finir le repas. « On mange, et après, on regarde un film. Un truc nul, pour rigoler. Ça te va ? »
Maéva esquissa un sourire, essuyant ses larmes. « Un truc nul, genre une de tes comédies d’action ? »
« Hé, respecte mes goûts ! » plaisanta-t-il, retrouvant son ton léger. « Mais OK, tu choisis. Même si c’est un film français déprimant. »
Elle rit doucement, attrapant son verre de vin. « Marché conclu. Mais si je pleure encore, c’est ta faute. »
Ils mangèrent en silence, l’atmosphère encore fragile mais apaisée. Hugo raconta une anecdote sur un coéquipier qui avait raté un penalty à l’entraînement, et Maéva se surprit à rire, la chaleur de sa voix dissipant un peu ses doutes. Pourtant, lorsqu’elle se coucha ce soir-là, blottie contre lui, une pensée la hantait. Hugo avait promis d’être honnête, mais son instinct – cette intuition aiguisée qu’elle avait toujours eue – lui soufflait que quelque chose clochait.
Allongée dans l’obscurité, elle fixait le plafond, écoutant la respiration régulière d’Hugo. Elle repensa à la Martinique, à sa mère qui lui disait : « Maéva, fais confiance à ton cœur, mais garde les yeux ouverts. » Elle voulait croire en leur amour, en leur équipe, mais la dispute avait révélé une vérité : leur monde, si brillant, était bâti sur des sables mouvants.
Demain, elle essaierait encore. Elle sourirait, elle l’embrasserait, elle construirait cette vie avec lui. Mais ce soir, dans le silence, elle se promit une chose : si Hugo lui mentait, elle ne resterait pas pour ramasser les morceaux.