Je n’osais absolument pas m’introduire dans un village pour y mendier un peu de pain et d’eau. J’avais trop peur d’être dénoncé par mes vêtements, comme celui que l’on recherchait dans les parages de Londres. Dans quelques jours, me dis-je, je ressemblerais vraiment à un fugitif et n’importe qui se ferait une joie de me capturer pour me remettre au shérif ou à une quelconque autorité. Quand ma première nuit d'évadé arriva, je ne savais absolument plus où j’étais. Perdu. Torturé par la faim et la soif, je me réfugiai derrière un rocher et je décidai d’y attendre l’aube. Un bruit de cavalerie et des hennissements de chevaux me réveillèrent brusquement. Je devais être près d’une route. Je vis, en effet, passer des cavaliers, près de l’endroit où j’étais blotti. À peu près une dizaine et il


