14Sur le quai de la gare, Manon aperçoit Cyrielle, se précipite vers elle et l’étreint. Quand elle la laisse enfin respirer, c’est pour mieux l’examiner et la bombarder de questions. — Qu’est-ce que je suis contente ! Comme tu es belle, élégante ! Tu as fait bon voyage ? Tu n’es pas trop fatiguée ? Pendant le court trajet en voiture, Cyrielle s’imprègne de l’air marin. Comme s’il voulait saluer le retour au pays de l’enfant prodigue, un soleil éclatant inonde de lumière les paysages familiers. Les maisons coquettes coiffées d’ardoises jalonnent la route. Manon dépose son amie devant la maison de son père, la sienne désormais. — J’ai fait le lit, tu peux t’installer et te détendre. Ensuite, viens à la librairie. J’y serai avec Pierre. Manon a racheté la librairie du centre-ville, avec s


