19La cafétéria de l’hôpital Félix Guyon est bondée. Jenny déjeune sur le pouce, elle a pris du retard dans ses consultations. Eulalie, Noémie et Germain partagent sa table. Les péripéties de la matinée ne leur ont pas ouvert l’appétit, une simple collation suffira. Les allées et venues des soignants et des patients entretiennent un bruit ambiant qui limite les conversations. La jeune gériatre termine un sandwich. Avant de quitter ses nouveaux amis, elle se préoccupe de leur retour à domicile. — À cette heure-ci, ce n’est pas évident d’avoir un taxi, je vais demander qu’on vous prenne en priorité, dit-elle. — C’est sympa, remercie Noémie. Je déposerai papy et mamie à la maison et j’aurai une chance d’être à l’heure à mon rendez-vous de 16 heures à Saint-Gilles. Sa déclaration éveille l’i


