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Gardes une très bonne relation avec ceux que tu rencontres dans la vie. Ne te montre jamais hautain ou orgueilleux, cela fera de toi un grand Homme. L'humilité est le père de la gloire.
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Aziz Diop
La vie est parfois cruelle. Tu peux aimer une personne, la chérir, limite l'adorer alors qu'elle, elle ne vous remarque même pas. C'est comme moi avec Fatima, cette fille je donnerai tout pour elle, juste pour qu'elle soit à moi. Mais depuis toujours elle n'a d'yeux que pour Karim. Parfois je rêves d'être à sa place, de posséder cette fille, qu'elle me court après comme elle le fait avec lui. Mais hélas je crois que ça n'arrivera jamais. Je ne trouverai jamais l'amour.
-Aziz, AZIZ... Je te parles depuis tout à l'heure tu m'entend pas me demande ma mère. Je ne l'avais même pas remarqué, trop loin dans mes songes.
-Oui maman, désolé je ne t'ai pas entendu, j'étais loin je lui répond en me réajustant ma veste.
-J'avais remarqué dit elle. Je vais sortir, le fils d'une des mes amies se mari aujourd'hui. Lui au moins il sait ce qu'il veut. Laisse la clé chez le boutiquier si tu sors elle termine en me lançant un regard noir.
- D'accord je lui répond en ne faisant pas attention à sa remarque.
Avec elle c'est comme ça depuis que Karim s'est marié, elle ne rate plus une occasion de remettre ça sur le tapis. '' Trouves toi une femme par ci '' Trouves toi une femme par là '' de sortes que je ne réagis même plus à ses piques. Ah les mamans sénégalaises beug khew ba dé ( Elles aiment trop les cérémonies). Mais en vérité ce ne sont que des moyens pour ce faire de l'argent, elles ne pensent qu'à ça avec leur nateu (tontine) et autres.
Malheureusement pour elle, elle devra prendre son mal en patience, parce que moi la seule fille que j'aime et que je voudrais faire d'elle ma femme ne m'aime pas. Elle en aime un autre, qui est déjà marier en plus. Je ne penses pas pouvoir aimer à nouveau j'ai le cœur en mille morceaux. L'amour c'est pas fait pour moi, point.
Le soir vu que c'était vendredi, j'ai décidé d'aller en boîte histoire de me vider l'esprit, j'en pouvais plus avec le boulot et tout. J'ai voulu invité mon cher cousin mais je me suis vite rétracté, sa femme ne le laisserai pas sortir à une heure pareil, le pauvre.
Je m'habille classe et simple en même temps, pas besoin d'en faire trop, je suis à tomber et je le sais...Quoi modestie ? Non je ne connais pas.
Arrivé, je coupe le moteur, descend de la voiture et me dirige vers l'entrée, sans avoir oublié de verrouiller ma voiture biensur, on est au Sénégal après tout... Je trouve beaucoup de personnes qui font la queue devant et me dirige directement vers l'entrée. Je tchek le vigil et entre à l'intérieur.
-Un Coca-Cola s'il vous plaît dis-je au barman en prenant place.
Le temps qu'il me servent je balaye la salle du regard et remarque une fille, à tomber, assise à l'autre côté du bar, seule. Je récupère ma commande et pars la rejoindre.
-Salut, comment tu t'appelle je lui demande en prenant place à ses côtés.
Elle m'a regardé de haut en bas puis s'est concentrée à nouveau sur ce le point invisible qu'elle regardait.
-T'es magnifique quand t'es fâchée je lui dit en prenant une autre gorgée de mon boisson..
Elle a levé la tête et ma souri et lancé un '' Merci '' à peine audible.
-Moi: Alors dis moi, que fais une aussi belle jeune femme assise toute seule dans cette endroit bondée ?
-Et si la jeune fille avait juste envie d'être seule elle me répond en effaçant une goutte de larmes qui perlait sur son visage.
Mais qu'est ce que j'ai dit de mal pour qu'elle pleure....
-Désolé de t'avoir déranger, je me disais juste que personne ne devrait souffrir seule dans son coin, les amis et la famille c'est fait pour çà, pour s'entraider dans les moments difficiles...
Je ne termine pas ce que je disais quand soudain elle s'est jetée sur moi en pleurant à chaudes larmes. Par réflexe je l'ai serré fort contre moi en lui caressant le dos. Après cinq bonnes minutes à essayer de la calmer elle s'éloigne d'un coup de moi.
-Désolée de vous déranger avec mes problèmes de rien du tout dit-elle en essayant de se calmer.
-Moi: De un vous ne me dérangez pas et de deux vu votre réaction je ne dirais pas que c'est un petit problème. Dite moi, ça vous fera du bien de vous confier...
Elle me raconta tout. La pauvre, la vie ne lui a pas fait de cadeaux. À 10 ans elle était orpheline de père et de mère. Vu que ces derniers s'étaient marier sans le consentement de leurs familles respectifs, à leur mort, eux qui étaient sa seule famille elle n'avait nul part où aller. À la suite elle a été recueilli à contrecœur par son oncle paternel. Ce dernier avec son épouse qui l'a traité de profiteuse et de aye gafe ( traduction please haha) lui menait la vie dure. Entre les corvées à longueur de journée, les coups, les insultes elle a fini par fuguer. Elle a expliqué sa situation à sa meilleure amie et camarade de classe qui lui a promis d'en parler à son père pour qu'elle vienne vivre chez eux.
Ceci étant fait, le père de sa meilleure amie a accepté de la recueillir chez lui. Depuis longtemps elle avait enfin trouvé calme et sérénité dans sa vie, le vieux la traité comme sa propre fille. Mais cependant elle le surprenait souvent, un regard insistant sur elle. Par respect pour son amie, elle ne lui en a jamais parlé. Et un bon jour, c'est à dire aujourd'hui, il a tenté de la v****r et elle s'est enfuie de nouveau. C'est ainsi qu'elle s'est retrouvée ici.
Je ne comprends pas l'attitude des gens parfois. Comment peut-on traiter son propre sang de cette façon. De surcroît quand celle-ci n'a plus personne dans la vie. On devrait lui apporter soutient et réconfort mais pas la traiter comme une malédiction. Dieu seul a le monopole de la vie, Il prend qui il veut, quand il veut sans qu'on y peut rien. C'est pas parce qu'une personne a perdu toute sa famille qu'elle porte la poisse, qu'elle tue tout ce qui s'approche d'elle.
'' Ina lil lahi wa ina ilayhi radji ouna '' (De Dieu nous venons et vers Lui nous retournerons). Semons le bien dans cette vie pour ne pas avoir de regret le Jour J.
Après son récit elle s'effondre à nouveau dans mes bras en pleurant.
-Pourquoi moi, pourquoi ça n'arrive qu'à moi, louma deff yalla (Qu'ait je fais à Dieu). Qu'il me prenne comme mes parents comme ça je serais libérée de cette vie de malheur, j'en ai assez de vivre elle chuchote versant tous les larmes de son corps.
-Arrêtes de dire ça, yalla gni mou beug rek lay ték natou ( Dieu ne teste que ceux qu'il aime). Et Il ne le ferait jamais s'il sait que tu ne peut le supporter. Dieu ne fait que ce qui est mieux pour nous. Dit toi qui tes malheurs vont s'arrêter aujourd'hui inshallah. Essuie tes larmes et viens avec moi, chez moi il y'a assez d'espace et je n'y vit qu'avec ma mère. C'est chez toi maintenant je termine en essuyant ses larmes.
-Non je ne vais pas m'incruster dans ta vie laisse moi ici rék dit-elle en pleurant de plus beau.
-Mo bayil sagou bi tée nga nieuw niou démm (Arrêtes de faire genre et viens avec moi) je lui lance pour essayer de la faire sourire. Trop de tristesse ça me rend mélancolique va savoir pourquoi.
À cette phrase elle aborde une sourire franche, les larmes aux yeux. Je me lève et lui tend ma main qu'elle prend, pas sans avoir insisté. Mais mon regard l'a très vite convaincu. Je comprends qu'elle hésite un peu, c'est naturel. On ne peut pas demander à une telle personne qui a subit déception sur déception envers des personnes en qui elle avait confiance de refaire confiance aussi rapidement.
Avant de rentrer à la maison on a fait un détour dans son quartier pour prendre ses affaires qu'elle avait laissé chez le boutiqier. Arrivé à la maison j'ai fait monter sa valise dans une des chambres d'en haut et lui ai préparé un bon bain. Je descend et lui demande de me suivre, ce qu'elle fit sans piper mot.
-Voilà ta chambre, j'ai posé ta valise près de l'armoire, tu rangera après t'être reposer. Je t'ai aussi préparé un bain chaud histoire que tu te détende, je vais commander un truc à manger je lui dis en sortant de la chambre.
-Pourquoi vous faites tout ça pour moi alors que vous ne me connaissez même pas elle me demande en me regardant droit dans les yeux.
-Moi: Parce que vous feriez la même chose pour moi si j'étais à votre place.
-Merci infiniment dit-elle tristement.
-Moi: Boma remercier waté nala mateu nga kham ( Je te mords si tu me dit encore merci)
Elle me sourit et entre dans la salle de bain. Je prend mon téléphone, commande à manger et me dirige vers la chambre de ma mère. Je ne la trouve pas, elle doit encore être au mariage, sacré mère Sophie...
Après quelques minutes elle descend me rejoindre au salon.
-Alors ça va un peu mieux je lui demande.
Elle fait oui de la tête et s'assoie sur une des fauteuils. Je lui tend le plat que j'avais commandé pour elle. Elle le prend gênée.
-Moi: Ne sois pas gênée, t'es ici chez toi et regarde moi comme un membre de ta famille. Ma mère est sortie mais demain je lui en parlerai inshallah. Pour l'instant fait comme chez toi d'accord ?
-D'accord dit-elle en prenant le plat.
Je la regarde manger, elle devait avoir très faim vu comment elle s'y prenait. La pauvre qui sait combien de temps elle est restée sans rien avaler. Elle est tellement belle, comment peut-on autant faire souffrir une beauté pareille, son visage d'ange, ses jolies formes. Qu'est ce qui m'arrive là, pourquoi ces idées me viennent t-ils en tête... Elle me surprend entrain de la regarder, elle aborde un sourire. Gêné je lui lance.
-Moi: Avec toute cette précipitation je ne me suis même pas présenté. Je me lèves et lui tend la main. Moi c'est Aziz Diop et toi ?
-Moi c'est Rokhaya Ndiaye enchantée dit elle en prenant ma main.
-???: Et moi on me présente pas ?
-Maman, depuis quand t'es là je lui demande surpris de pas l'avoir entendu rentrer.
-Depuis un bon bout de temps elle répond en souriant. C'est ma belle fille ça dit elle en faisant allusion à Rokhaya.
-Mamannn, tu vois pas que tu la met mal à l'aise. En fait c'est.... Je lui raconte tout depuis que je l'ai trouvé à la boîte et ce qu'elle m'a raconté sur elle et tout.
-T'as bien fait de l'avoir amener ici mon fils, t'es ici chez toi, elle parle à Rokhaya. Prend moi comme ta mère même si je sais que je ne pourrais jamais la remplacer et moi je te vois comme la fille que j'ai jamais eu. Diapal ni yalla mola ték souniou yone.
Elle ajoute.
-Aller je vais aller dormir moi je suis épuisée. On aura plus le temps de parler ma fille. Sur ce bonne nuit. Elle nous fait un bisou à tous les deux avant de partir.
Point de vue externe
Il était aux environs d'une heure du matin quand Fatima venais d'arriver devant chez Karim. Ce dernier venait tout juste de terminer de rattraper ses prières et s'apprêtait à aller rejoindre sa femme au lit quand tout à coup on sonna à la porte.
Qui pouvait venir leur rendre visite à une heure pareil se demandait il intérieurement. Il se dirigea vers la porte et ouvrir. Surpris il l'était
-Lui: Fatima...?
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®Bachir986®