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Le temps, il se chargera de tout. De tes plaies, de ta souffrance, de tes maux mais surtout il se chargera d'eux, donc laisse le faire.
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Point de vue externe
Ils étaient tous entrain de dormir quand soudain des cris se font entendre. Karim se lève paniqué, réveillé par les cris de sa femme, recroquevillée sur elle-même, se tordant de douleur.
-Karim: Amina qu'est ce que t'as ? Ma chérie tu m'entends t'as mal quelque part ?
-Karim: MAMAN, MAMAN hurle-t-il en s'en arracher les cordes vocales. Viens maman Aminata ne va pas bien. Tu as mal où chérie demande-t-il encore une fois à sa femme.
Et cette fois-ci elle lui fait signe qu'elle a mal au ventre. Dans ses yeux son mari ne parvient à distinguer que de la peur et de la détresse. Elle a peur, peur pour son enfant. Tante Lawratou arrive en courant dans la chambre des nouveaux mariés avec le vieux Karim.
-Que se passe-t-il ici demande-t-elle en s'adressant à son fils qui n'arrivait pas à calmer sa femme.
-Elle a mal au ventre maman, elle a mal faites quelque chose s'il vous plaît. Je l'ai jamais vu aussi mal dit-il en essayant de calmer sa respiration.
-Le vieux: Abdou Karim va allumer la voiture et toi Lawratou aide moi vite l'y installé et allons à l'hôpital c'est plus sûr.
Abdou Karim prend les clés de sa voiture et se dirige en courant vers le garage, l'ouvre et monte sur la voiture. Son père et sa mère arrivent avec sa femme qui se tordait toujours de douleur. A peine installés il démarra et quitte la maison en trombe. Il roulait vite, trop vite même, ne se souciant même pas des autres voitures, doublant à gauche à droite. S'il continuait ainsi, un catastrophe pourrait vite survenir. Remarquant la situation, sa mère lui demande de rouler moins vite.
-Elle: Roule moins vite mon fils c'est pas sûr de rouler à cette vitesse en ville, même à pareil heure.
Mais Karim trop stressé pensant déjà à ce qui pourrait arrivait à l'être se trouvant dans le ventre de sa femme, ventre qui la faisait souffrir le martyr, ne pouvait entendre les mots de sa mère, encore moins lever le pied sur l'accélérateur.
-Son père: Abdou Karim dégo sa yaye xana (T'as pas entendu ta mère Abdou Karim ? ).
Voyant que ce dernier ne répondait toujours pas il lui tape l'épaule la faisant sursauter et manquant de perdre le contrôle de la voiture. Heureusement qu'il s'est ressaisie assez vite pour garder le contrôle.
-Roules moins vite lui redis son père en lui tapotant l'épaule.
-Mais papa on doit vite arriver à l'hôpital avant qu'il ne soit trop tard.
-Son père: Il n'y a pas de de mais, roule moins vite sinon aucun de nous n'arrivera à l'hôpital ou ce sera entre quatres planches. La situation est certes critique mais il faut faire preuve de sang froid. Si toi t'es comme ça, comment doit être ta femme en ce moment ? C'est toi qui devrait la rassurer, ce que tu fais là c'est l'inquiéter davantage déjà qu'elle ne va pas bien.
Se rendant compte de son erreur et dans l'état qu'il était, il décide de diminuer de vitesse, soulageant ainsi tout le monde dans la voiture. Arrivé à l'hôpital, Aminata a très vite été prise en charge. Et la famille, attendant des nouvelles, patientait dans la couloir. Karim lui, assis à même le sol, la tête entre les genoux, était sur le point de craquer quand son père s'est assis côté de lui.
-Lui: Mon fils, dans ces genres de situation c'est toi qui devrait faire un peu plus de retenue et pouvoir ainsi rassurer ta femme mais aussi ta mère. Regarde la qui fait les cent pas depuis tout à l'heure. Elle est autant stressée que toi mais ton comportement ne l'aide pas non plus, ta mère t'aime et son bonheur dépend du tien. Arrêtes ce que tu fais là, depuis quand t'es aussi fragile, guemeul yalla (Crois en Dieu)
-Karim: C'est vrai papa mais comprends moi, je supporterais pas de la perdre, de les perdre, je n'y survivrais pas. Je viens juste de les avoir je ne peux pas les perdre, non je ne peux pas...
-Ça n'arrivera pas mon fils, ça n'arrivera pas gardes la foi lui dit son père en lui caressant le dos.
Il efface les larmes qui commençaient à couler le long de son visage et va rejoindre sa mère. Celle-ci le voyant le prend dans ses bras, pleurant silencieusement et essayant de réconforter son fils. Ils avaient tous peur pour Aminata. Au même moment apparaît le docteur. En le voyant Karim se précipite vers lui.
-Lui: Docteur comment elle va ? Et le bébé ?
-Docteur: Calmez-vous monsieur, ils vont tous les deux bien,c'était rien de grave. Elle avait juste des douleurs d'estomac, peut être quelque chose qu'elle a mangé dans la journée. Ne vous inquiétez pas on lui a fait un lavage d'estomac, elle se repose maintenant.
-Karim: Alkhamdoulillah rabil alamine.
-Docteur: Vous pouvez la laisser ici jusqu'à demain, l'un de vous peut rester avec elle. J'en déduis que vous devez être son mari, vous devriez faire attention à ce qu'elle mange maintenant, une femme enceinte dois avoir une bonne hygiène alimentaire pour ne courir aucun risque au bébé.
Il rajoute
-Voilà les médicaments que vous devriez lui acheter. Elle pourra rentrer demain dit-il en tendant l'ordonnance à Karim. Passez une bonne nuit.
-Merci docteur. Vous devriez rentré je vais resté avec elle jusqu'à demain dit-il en s'adressant à ses parents.
-Tu es sûr que tu peux rester avec elle lui demande sa mère en posant sa main sur sa joue.
-Biensûr, ne vous inquiétez surtout pas, je vais prendre soin d'elle, vous pouvez rentrer sans crainte il lui répond en la prenant dans ses bras.
Avant de partir le vieux est allé au chevet de sa belle-fille pour réciter quelques sourates et douas. Ensuite ils sont rentrés, laissant leur fils et sa femme seuls, dans cette chambre d'hôpital. Après leur départ Karim s'est assis sur le lit où était couchée sa femme.
-Tu m'as fait peur lui dit-il en lui caressant les cheveux. Ne me refais plus jamais ça. Je ne supporterais pas de vous perdre, ni l'un ni l'autre. Désolé que ceci se soit passé mais promis maintenant je prendrais soin de vous deux. Je ne laisserais rien vous arriver. Dina done sene soldat (Je serais votre soldat), votre protecteur.
A ces propos il lui fait un bisou sur le front, caresse son joli visage endormi et se couche près d'elle l'entourant de ses bras protecteur et aussitôt s'endormit.
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Aminata Sow
Je me fais réveillée par les rayons de soleil entrant par la fenêtre, les yeux et la tête lourds. Je sens des bras m'entourant la taille, je me retourne et le vois dormant comme un bébé, point fermé. Il doit être exténué à avoir veiller sur moi toute la nuit. Je lui caresse le visage et l'embrasse sur les lèvres.
-Ah t'es réveillée me dit il en m'attirant contre lui. Je tombe sur son torse bien battit, je lui sourit et l'embrasse à nouveau, il y répond cette fois-ci. Tu vas mieux maintenant ? Et les maux de ventre ?
-Oui, oui et oui je lui répond en souriant, tout va bien alkhamdoulillah. J'ai juste dû mangé quelque chose de pas frais hier. Et ne t'inquiète pas pour le bonhomme dans mon ventre *en posant sa main sur mon ventre, sourire aux lèvres * c'est un battant, comme son père.
-Je ne peux pas m'en empêcher après ce qui s'est passé hier soir dit-il en me caressant le ventre. Le docteur a dit que tu devrais faire un peu plus attention à ce que tu mange maintenant et avoir une bonne hygiène alimentaire pour ne pas prendre de risque avec le bébé. J'y veillerais personnellement.
-Qui te dis que c'est un garçon il rajoute en souriant
-Moi: Ne t'inquiète pas mon cœur, dorénavant je ferais très attention à mon alimentation. En ce qui concerne le sexe du bébé, c'est l'instinct maternel qui me le dit.
-Bah et mon instinct paternel à moi me dit le contraire, c'est une très belle fille, comme sa magnifique mère, la femme de mes rêves il répond en me faisant des chatouilles.
Je me met à rire aux éclats comme si on était pas dans un hôpital, j'avais même oublié ce paramètre. Au même moment la porte s'ouvre sur la famille au complet de mon petit cœur de mari, son père, sa mère et ses deux frères. Ils nous voient et commencent tous à sourire sûrement contaminé par notre bonne humeur.
-Ah les amoureux beurk c'est dégueulasse dit Adji en calinant son frère
-Petite sœur est vivant, merci mon Dieu. Je te croyais partie rejoindre les étoiles sale gosse lui répond son frère en lui ébouriffant les cheveux.
-Mo bou dé done ame dh yaye djitou, pa bi nga done (Si mort il doit avoir tu seras le premier à partir, espèce de vieillard).
Tu m'as grave manqué grand-frère elle lui répond sur les yeux attentifs de leur parents.
-Haha boula néxé (Si tu veux). Tu m'as manqué encore plus sœurette, je sais que c'est les cours qui te retiennent...
-Oh hé on est là nous aussi hein leur répond Aïcha, la petite dernière, sûrement jalouse de la relation entre ces deux là. Il paraît qu'ils ont toujours été aussi proche.
-Oh la jalouse, Aïcha est jalouseuu, elle est ja...répond sa grande sœur qui n'a même pas le temps de terminer sa phrase.
-Moi jalouse de vos têtes de crapaud là togal fofou (Dans tes rêves)
-Arrêtez de vous chamailler les enfants leur réprimande leur mère, on est à l'hôpital alors un peu de respect pour les malades.
-Écoutez votre mère rajoute le vieux Karim. Comment allez-vous ma fille me demande-t-il
-Je vais super bien alkhamdoulillah papa je lui répond le sourire aux lèvres. Et vous ?
-Nous allons bien aussi alkhamdoulillah. J'espère que ton mari ne t'as pas déranger avec ses ronflements tels le tonnerre il se moque de son fils.
-Papa le réprimande ce dernier.
Tout le monde se met à rire dans la chambre, même moi je m'y suis collée. Il est vrai que Karim ne ronfle pas mais...
-Oui papa, il a bien pris soin de moi, c'est un amour. A part les ronflements biensur, j'ai pas dormi de la nuit je répond en rigolant comme une mongole.
Il me regarde avec ses yeux grand ouvert avec un '' quoi" à peine audible mais j'étais tellement dans mon fou rire que j'y ai pas véritablement fait attention. Au même moment le docteur entre dans la pièce.
-Lui: Salut tout le monde comment allez-vous ? Ah je vois que notre malade s'est bien remise, c'est une bonne nouvelle ça.
Il me demande si j'ai pris mes médicaments et je lui ai dit que non, que je venais de me réveiller. Il m'incite à manger un truc maintenant et à les prendre et s'en va sans oublier de me dire que j'étais partir si je voulais.
Point de vu de ???
-Moi: Enfin je me suis débarrasser de cette fuineuse, toujours à se mêler de ce qui ne l'a regarde pas. Maintenant je suis libre, libre. Je vais maintenant pouvoir m'occuper de son crétin de père.
-Tu parles toute seule chérie dit ce dernier en rentrant dans notre chambre. Kham na li Aminata dem mo la wétal ( Je parie que tu te sens seule à cause du départ de Aminata)
Rêves toujours sale c*n, je suis même soulagée qu'elle ait déguerpit. Bon débarras.
-Oui chéri Aminata me manque tellement, c'est elle qui me tenait compagnie, je me sens trop seule maintenant. Elle va trop me manquer bilay ( Je jure) je lui répond en faisant mine d'être triste.
Il vient me prendre dans ses bras en me caressant le dos. Ça marche à tout les coups, guemé wouma (Il m'aime comme un fou). Malheureusement pour lui ça va le conduire à sa perte.
-Elle me manque aussi chérie, c'était le rayon de soleil dans cette maison bien vide. Mais ne t'inquiète pas elle se trouve avec son mari et il s'aime tout les deux c'est tout ce qui compte. J'y vais moi avant d'être en retard au travail il rajoute en se levant pour partir.
Il me fait un bisou, beurk, et sort de la chambre.
-Pff rêves toujours, elle m'a donné la chance de te ruiner et de partir d'ici. Je vais te vider jusqu'au dernier centime, ça t'apprendra de m'avoir séparé de mon fiancé et poussé mon père à me marier de force avec toi, je lui crache dans son dos.
-Ngani (Tu dis ? )
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Nouveau chapitre, j'espère que ça vous a plus. N'oubliez pas de voter mdr.
Bonne soirée
®Bachir986®