XXIV M. de Fromentin était assis devant une table sur laquelle il écrivait. – Entrez, dit-il en entendant frapper ; et il ne se retourna point, croyant avoir affaire à un domestique. Victor entra d’un pas lent, les lèvres crispées, le regard farouche. À deux pas du fauteuil de M. de Fromentin, il s’arrêta. M. de Fromentin, n’entendant plus aucun bruit, finit par se retourner, et soudain il jeta un cri. – Vous ! dit-il en voyant le jeune homme debout, les bras croisés devant lui. Victor fit un pas encore et le regarda fixement. – Monsieur, dit-il, il est minuit : c’est vous dire que nous n’avons ni le temps ni la possibilité de jouer à nous deux un acte de mélodrame. M. de Fromentin répondit d’une voix grave, triste, mais empreinte d’une grande simplicité : – Je suis à vos ordres,


