CHAPITRE TRENTE-ET-UN Avery entra d’un pas nonchalant dans le poste de police A1 juste après dix heures dans la soirée. Le réceptionniste du rez-de-chaussée était en train de s’occuper d’un officier et d’une prostituée. D’un bout à l’autre du bureau, des officiers en uniforme amenaient des étudiants ivres et prenaient des dépositions. Une bagarre éclata à l’arrière et il fallut trois policiers pour maîtriser un homme blanc gigantesque. Les boulots de police n’étaient pas comme les boulots ordinaires. La majorité des officiers ne venaient pas simplement à huit ou neuf heures et ne repartaient pas à cinq heures tous les jours. De même, les week-ends n’étaient presque jamais libres à moins qu’un employé ait plus d’ancienneté ou que le département tout entier ne soit sur des horaires tourna


