– Voyons, calme-toi, reprit la jeune femme en se faisant très bonne. Il y a longtemps que je le sais. Mais, bien sûr, ce n’est pas moi qui t’aurais ouvert les yeux. Tu te rappelles, l’année dernière, tu avais eu des doutes. Puis, grâce à ma prudence, les choses s’étaient arrangées. Enfin, tu manquais de preuves... Dame ! aujourd’hui, si tu en as une, c’est dur, je le comprends. Pourtant, il faut se faire une raison. On n’est pas déshonoré pour ça. Il ne pleurait plus. Une honte le tenait, bien qu’il eût glissé depuis longtemps aux confidences les plus intimes sur son ménage. Elle dut l’encourager. Voyons, elle était femme, elle pouvait tout entendre. Comme il laissait échapper d’une voix sourde : – Tu es malade. À quoi bon te fatiguer !... C’est stupide d’être venu. Je m’en vais. – Mais


