Chapitre 84 Et voilà. Depuis longtemps je n’avais pas retrouvé mon point d’observation favori. Je suis à côté de la fenêtre, au premier étage, avec devant moi un café crème et une pâtisserie. Et puis la Grand-Place à mes pieds luit sous le ciel d’automne, l’air est doux et des passants flânent. J’aime cette heure de midi, quand les magasins et les bureaux sont fermés et le stress du coup de feu invisible au fond des cuisines des innombrables restaurants. Je regarde passer les inconnus, les lycéens avec leurs paquets de chips, les cadres et leurs porte-documents pour discussions sérieuses et puis la foule des employés, hommes et femmes, traînant leur envie de prolonger la pause sans trop dépenser. J’attendais aussi depuis un moment de voir passer les têtes connues, espérant glaner les i


