Chapitre 59 Bernard avait obtenu rapidement les coordonnées du propriétaire de la voiture qui lui avait filé sous le nez le jour de la braderie. Le jeune était connu des services. Petits larcins et grandes combines, rien de bien grave pour le moment. Jamais la mention d’une arme. C’était plutôt le registre des vols à la roulotte, des pillages de chantiers et des portes de caves cassées. La mère l’élevait seul, le père était parti pour chercher du travail dans l’Est dix ans avant et n’était jamais revenu. Pas de marquage religieux non plus. Né de parents algériens, il s’appelait Sebti, était français et n’avait jamais été fiché pour le moindre contact avec les quelques prédicateurs excités et autres salafistes qui écumaient les cités. Bernard regardait une photo prise lors d’une arrest


