Chapitre 65 Bernard était très nerveux. Il sentait qu’un mécanisme s’était mis en marche à la frontière franco-belge et que c’était une bombe qui venait d’être amorcée. Il ne pouvait pas ne pas penser à des affaires anciennes, aussi bien côté Roubaix que côté Brabant et craignait de voir quelque chose de similaire prendre corps sous son nez, à partir d’un petit noyau dont il connaissait la majorité des protagonistes. Sans rien pouvoir faire. En accord avec le procureur, le commissaire et toute la hiérarchie, la Place Beauvau commençant à se pencher sérieusement sur cette agitation nordiste, il se rendit à une réunion de crise organisée à Kortrijk. Les Belges comptaient sur deux choses pour avancer. D’une part, ils avaient le signalement du véhicule avec lequel les truands avaient pris


